mercredi 29 octobre 2008

Des rochers aux allures de galets

Toujours dans le but d'utiliser la farine de châtaignes ramenée de Privas il y a 2 semaines, j'ai décidé de me lancer dans la confection de rochers aux noix en remplaçant intégralement la farine de blé par de la châtaigne. Quand j'étais petit, les rochers que faisait ma grand-mère étaient simplement délicieux. Elle avait consigné la recette ainsi que beaucoup d'autres sur les pages jaunissantes d'un vieux cahier. Mais impossible de mettre la main sur la copie de la page des rochers que je croyais avoir faite : condamné à improviser, aidé d’internet !

La recette qui me semblait la plus proche, mais que j'ai un peu réaménagée provenait de marmiton. Après quelques ajustements, le résultat était gustativement très satisfaisant mais les rochers avaient plutôt des airs de galets, façon cookie. Voici donc une recette de galets aux noix et à la châtaigne.

Galets aux noix et à la châteigne

Ingrédients (pour une quinzaine de galets) :

  • 150g de farine de châtaignes
  • 150g de beurre
  • 100g de sucre en poudre
  • 150g de cerneaux de noix concassés
  • 1 oeuf
  • 1 cuillère à café de levure chimique

Préparation :

  • Préchauffer le four à 180°C
  • Ramollir le beurre en le passant 15 secondes au micro-onde
  • Ajouter le sucre et mélanger avec le beurre jusqu’à homogénéité
  • Incorporer ensuite l’œuf puis la farine et la levure
  • Finir avec les noix
  • Sur feuille de papier cuisson, elle-même sur une plaque allant au four, faire une quinzaine de tas avec la pâte (les espacer de quelques centimètres car ils vont s'étaler)
  • Enfourner 10 à 12 minutes, puis sortir du four et laisser refroidir

Attention, les galets sont mous tant qu’ils sont chauds. En refroidissant, ils deviennent croustillants à l’extérieur mais restent tendres à l’intérieur.

mardi 28 octobre 2008

Crique à l'égopode

Ce week-end, j'ai fait un tour dans le Loiret pour une ballade qui oscillait entre le val de Loire et la forêt solognote. Tôt le matin, on avait l'impression de se trouver en plein champ de bataille tellement les coups de fusil étaient nombreux. Et puis à partir de midi ... les canons se sont tus. De quoi finir la ballade plus sereinement...

Egopode, podagraire, herbe aux gouteux

Je suis rentré avec un peu d'égopode et de la berce (jeunes repousses après fauchage). Avec la berce, je me suis lancé dans une tentative de fermentation lactique. On verra le résultat dans quelques semaines. Si c’est concluant, j’en ferai un article.

Pour l’égopode, les dernières feuilles de l’année sont très parfumées (à mi-chemin entre le persil et le céleri) mais un peu coriaces. De quoi confectionner des galettes de pommes de terre très savoureuses, des criques (comme on dit en Provence) que j'avais l'habitue de préparer avec du persil. Comme pour beaucoup de recettes avec les plantes sauvages : un petit échange d'ingrédients et le tour est joué.

Ingrédients (pour 4 galettes) :

  • 200g de pommes de terre
  • 30g de feuilles d’égopode
  • 2 œufs
  • Huile d’olive
  • Beurre
  • Sel et poivre
Crique à l'égopode

Préparation :

  • Nettoyer et sécher les feuilles d’égopode
  • Les hacher en fins lambeaux
  • Râper les pommes de terre crues
  • Mélanger les pommes de terres, l’égopode et les 2 œufs
  • Saler et poivrer
  • Dans une grande poêle, faire chauffer deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Une fois chaude, ajouter un peu de beurre
  • Répartir le mélange en 4 paquets et les étaler pour former 4 fines galettes
  • Bien faire dorer des deux cotés

dimanche 26 octobre 2008

Le parfum des sous-bois dans une tarte

Un tout petit kilo de pieds-bleus : bien maigre récolte de champignons à l’issu d’une matinée brumeuse. Mais ça permet quand même de s’exprimer dans la cuisine ! Histoire de ne pas faire trop simple, je me suis imposé d’utiliser un peu de la farine de châtaignes que j’ai ramené de Privas le week-end dernier. Avec de la farine, on peut faire une sauce Béchamel qui, avec des champignons comme les lépistes permet de faire une tarte très parfumée. Pour la sauce, ne sachant pas ce que ça donnerait uniquement avec de la farine de châtaigne, j’ai préféré faire 50/50 avec de la farine de blé.

Ingrédients :

Farine de châtaignes
  • 1 rouleau de pâte brisée toute prête (paresse, quand tu nous tiens !)
  • 700g de pieds-bleus
  • 30g de farine de blé et un peu plus pour chemiser le moule à tarte
  • 30g de farine de châtaignes
  • 60g de beurre pour la béchamel
  • 20g de beurre en plus pour cuire les champignons et chemiser le moule à tarte
  • 100g de jambon cru
  • 50cl de lait
  • 100g de fromage râpé
  • Huile de tournesol
  • Sel et poivre

Préparation :

  • Préchauffer le four à 180°C
  • Placer la pâte dans un moule à tarte chemisé. Lester le fond avec des haricots secs, des noyaux d’abricot, etc. pour éviter la déformation pendant la cuisson
  • Enfourner jusqu’à ce que la pâte soit légèrement dorée
  • Pendant ce temps, nettoyer les champignons
  • Les cuire à la poêle dans un mélange huile/beure jusqu’à ce que l’eau qu’ils ont rendu soit totalement évaporée. Réserver
  • Dans une casserole, faire fondre 60g de beurre
  • Ajouter les 30g de farine de blé et les 30g de farine de châtaigne
  • Cuire la farine 3 minutes tout en mélangeant (personnellement, je préfère au fouet plutôt qu’à la cuillère en bois)
  • Verser le lait et fouetter vigoureusement pour éviter les grumeaux
  • Continuer de mélanger pendant que la sauce s’épaissit
  • Rajouter les champignons, la moitié du gruyère et le jambon découpé en petits morceaux
  • Saler et poivrer
  • Etaler le mélange dans le fond de tarte (ne pas oublier d’enlever les noyaux ou les haricots !)
  • Parsemer le reste du fromage au dessus
  • Enfourner à 180°C le temps de gratiner
Tarte aux pieds-bleus

Au final, la sauce béchamel à la châtaigne souligne merveilleusement bien le parfum fruité des pieds bleus. La prochaine fois, j’essaierai sans farine de blé !

mercredi 22 octobre 2008

Pour quelques champignons de plus ...

Pied de mouton (hydne)
Le week-end prolongé passé chez mes parents m'a permis de récolter quelques espèces de champignons que je ne trouve pas dans mes coins habituels... Nature du terrain, type de forêt, climat : pas mal de facteurs entrent en jeu. Notre récolte : beaucoup de "petits gris" (tricholomes terreux), quelques nonettes voilées, des pieds de moutons (90% de la récolte, plus de 500g sur un seul mycélium), un sanguin (dont les autres congénères étaient tous véreux) et plein de girolles grises (chanterelles en tube).
Les nonettes sont des bolets très particuliers et rarement ramassés (une chance pour ceux qui connaissent !). Lorsqu’elles sont jeunes, elles ont la particularité de présenter un "voile" (comme sur la photo ci-dessous), d'où leur nom. Leur chapeau a une peau gluante qu'il faut retirer (heureusement, elle se détache facilement). Leur chair spongieuse se prête plus à des plats mijotés.
Nonette voilée
Pour les autres variétés citées (excepté le sanguin), une simple préparation en poêlée permet d'en tirer le meilleur :
Petits gris (tricholome terreux)
  • Trier 500g de petits gris et les rincer rapidement à l'eau (plus elle sera froide, moins les champignons en absorberont)
  • Faire revenir un oignon finement émincé dans un fond d'huile sans le colorer (il doit juste être translucide), puis réserver
  • Faire revenir les champignons au beurre (avec un peu d'huile pour qu'il ne brûle pas) dans une grande poêle sur feu très vif. Attention, plus on remue les champignons, plus ils rendront d'eau. S'ils en rendent trop, ne pas la retirer mais continuer la cuisson jusqu'à évaporation complète
  • Baisser le feu, ajouter l'oignon et une gousse d'ail finement hachée
  • Continuer de cuire pendant 30 secondes tout en remuant
  • Couper le feu, saler, poivrer et ajouter du persil finement ciselé
  • Mélanger délicatement pendant 30 secondes à chaud
  • C'est prêt !
Lorsqu’on a la chance de disposer de quelques châtaignes fraiches, on peut mélanger les saveurs :
Girolle grise (chanterelle en tube)
Ingrédients :
  • 500g de girolles grises
  • 300g de châtaignes cuites et épluchées
  • 1 oignon
  • 20cl de crème fraiche
  • 1 verre de vin blanc sec
  • Sel et poivre
Préparation :
  • Faire revenir l’oignon finement émincé dans un fond d'huile sans le colorer, puis réserver
  • Dans une grande poêle sur feu très vif, faire revenir les girolles grises dans un mélange beurre/huile
  • Lorsque l’eau rendue est totalement évaporée, baisser le feu, ajouter l’oignon, les châtaignes (150g entières / 150g broyées), le verre de vin blanc et la crème
  • Laisser réduire jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un peu de liquide épais
  • Assaisonner
Poêlée de girolles grises
A servir seul en entrée ou en accompagnement d'une viande grillée.

mardi 21 octobre 2008

Un livre à boire (avec modération)

Je reviens d’un week-end prolongé passé chez mes parents en Drôme-Ardèche (merci les RTT). Entre une sortie champignon (sur laquelle je reviendrai dans un prochain article), et une rando-châtaignes à l’occasion des castagnades de Privas : un petit cadeau dégotté dans un vide grenier (merci papa, merci maman).

Le cadeau en question : un bouquin. 1252 recettes de boissons à base de 170 ingrédients naturels dont beaucoup de plantes sauvages. Bien qu’il y ait quelques "modèles" de boisson répétitifs, ce livre va probablement devenir une source d’inspiration. Difficile d’oser improviser sur un coup de tête un vin de chardon Marie, une bière de glands, un sirop de racines de consoude ou une liqueur de primevères !

Elixirs et boissons retrouvés

Quel dommage qu’il faille attendre le printemps pour avoir l’occasion d’exploiter la quintessence des plantes aromatiques. En attendant, on pourra se contenter des derniers fruits de l’année et des racines. J’espère bien avoir l’occasion de relater quelques expérimentations sur le sujet !

vendredi 17 octobre 2008

Photos d'automne

Une fois n'est pas coutume, ce sera un article sans recette mais uniquement avec quelques photos prises récemment au cours de mes pérégrinations...


Faisan vénéréUn faisan que j'ai réussi à "capturer". La difficulté a été de sortir l'appareil photo rapidement tout en s'approchant sans faire de bruit. Il y avait tout un groupe mais je me suis concentré sur ce mâle un peu moins peureux. Une rapide recherche me laisse supposer que c'est un faisan vénéré (espèce d'origine chinoise introduite en Europe).


Pont sur la MérantaiseUn petit pont de pierre dans la vallée de la Mérantaise près de Magny-les-Hameaux. Angélique, berce, consoude, mûres, sureau, châtaigners : un joli coin de cueillette au fil des saisons.


Toile dans la brumePar matin brumeux, les toiles d'araignée condensent l'humidité et se dévoilent...

jeudi 16 octobre 2008

Le violet lui va si bien

Pied-bleu

Avec son parfum fruité caractéristique, le pied-bleu est un de mes champignons préférés. Contrairement à ce que laisse croire son nom il n'est pas réellement bleu mais violet, le nom de pied-violet étant déjà pris par un autre lépiste dont seul le pied a une teinte violette.

Bolet rude

Avec quelques laccaires améthyste (on reste dans la même teinte) et bolets rudes pour faire une poêlée forestière, on obtient un très bon accompagnement pour des ris de veau.

Ingrédients (pour 2) :

  • 250g de champignons des bois
  • 200g de ris de veau préparés par le boucher
  • 20cl de crème fraiche
  • 10cl de vin blanc sec
  • Beurre
  • Huile d'olive
  • Sel et poivre
  • Quelques grains de chasselas
Pied-bleu, laccaire améthyste, bolet rude

Préparation :

  • Pocher 10 minutes les ris dans une eau salée et vinaigrée
  • Les plonger ensuite dans de l'eau froide, les égoutter et réserver
  • Dans une grande poêle sur feu vif, verser une cuillère à soupe d'huile d'olive et un morceau de beurre
  • Ajouter les champignons préalablement nettoyés et découpés (ne pas trop en mettre, ils ne doivent pas rendre d'eau)
  • Les cuire jusqu'à ce qu'ils commencent à dorer puis réserver
  • Dans la même poêle, rajouter un peu d'huile et de beurre, puis faire dorer les ris des deux cotés tout en les nappant régulièrement avec l'huile et le beurre fondu
  • Une fois dorés, rajouter les champignons, le vin blanc et la crème
  • Baisser le feu et laisser réduire pour obtenir une sauce onctueuse
  • Ajouter les grains de raisin le temps de les amener à température
  • Assaisonner
  • Il n'y a plus qu'à dresser
Ris de veau et champignons des bois sauce à la crème et au vin blanc

mercredi 15 octobre 2008

Patidou

Contrairement à d'habitude, voici une plante tout à fait civilisée dont le nom suscite la curiosité (n'est-ce pas Colibri ?). Je l'ai déjà utilisée il y a quelques jours pour le carpacio de cèpes. La saveur douce de sa chair est proche de celle de la châtaigne (un peu comme le butternut, une autre cucurbitacée). Le patidou peut être dégusté cru, râpé comme de la carotte ou cuit, en purée, en soupe ou farci.

Patidou

Il existe une manière très rapide et pourtant délicieuse de le préparer :

  • Placer le patidou queue en bas
  • Le couper au 3/4 de la hauteur
  • Retirer les graines
  • Placer un morceau de beurre dans la partie principale qui fait comme un bol
  • La remplir au 2/3 de vin blanc et ajouter un peu de sel
  • Replacer le couvercle et enfourner au micro-onde pour 10 à 20 minutes en fonction de la puissance

On peut le déguster directement à la cuillère ou prélever le contenu pour en faire une purée.

mardi 14 octobre 2008

Mélange improbable pour un velouté parfumé

Voici 3 ingrédients qu'on a rarement l'occasion de trouver réunis dans le même plat, et pourtant...

D'un côté les châtaignes pour lesquelles c'est la pleine saison. Avec 5000 km2 de châtaigneraies en France, difficile de ne pas en trouver en ce moment. A l'opposé, une autre noix un peu plus exotique : la coco. Entre les deux, une épice fabuleusement parfumée et colorée : le safran.

A gauche, le faux safran, à droite, quelques pistils de safran espagnol

C'est hier que l'idée m'est venue lorsqu'Olivier (un collègue) m'a généreusement offert un bocal de "safran" qu'il venait de ramener de Tunisie. Si j'ai écris le nom entre guillemets, c'est parce qu'il s'agit de safran "allongé". Désolé Olivier, mais bien que dans la masse, il y ait quelques filaments de vrai safran (pour apporter un minimum de parfum), le reste est probablement constitué de pétales séchés de soucis ou de carthame. La photo permet de voir la différence entre les filaments de safran (à droite) et la version ramenée de Tunisie (à gauche). Mais qu'à cela ne tienne, il suffit d'en mettre plus, beaucoup plus, et puis ça fait une belle décoration !

Pour le velouté, rien de plus simple :

  • Eplucher 400g de châtaignes (une fois la première peau retirée, les ébouillanter quelques minutes pour faciliter l'épluchage de la seconde peau)
  • Dans une casserole, verser 40cl de lait de coco, 40cl d'eau, les châtaignes et quelques pistils de safran (attention, selon la variété et la provenance, un seul pistil peu suffir) ou une cuillère à soupe rase de mélange "allongé"
  • Placer la casserole sur le feu, la couvrir et cuire pendant 40 minutes à feu doux
  • Couper le feu, mixer et saler

lundi 13 octobre 2008

Un nom à coucher dehors : le retour !

Comme je l'avais annoncé hier, la seconde recette avec la langue de bœuf est un dessert qui exploite la saveur acidulée du champignon. L'idée n'est pas de moi mais d'un chef passé à "Envoyé spécial" la semaine dernière dans un reportage intitulé "Une famille de sauvages". Si quelqu'un se souvient son nom et celui de son resto (spécialisé dans les champignons), ça m'intéresse.

En attendant, je me retrouvais avec ma langue de bœuf sans me souvenir des détails de ce dessert à part que la fistuline était cuite dans un caramel, ainsi qu'au moins un fruit.

Après inventaire de mon stock, la pomme et le raisin me semblaient les plus adaptés avec un peu de glace à la vanille pour un dessert chaud froid.

Chaud froid de langue de bœuf caramélisée

Ingrédients (pour 2):

  • 80g de fistuline hépatique (sans la peau ni les tubes)
  • 1/2 pomme
  • Une dizaine de grains de raisins (chasselas)
  • 50g de sucre
  • 25g de beurre

Préparation :

  • Mettre une grande poêle sur le feu avec le sucre et un filet d'eau
  • Obtenir un sirop et avant qu'il ne blondisse, rajouter le beurre
  • Bien mélanger avec une cuillère en bois affin d'obtenir un mélange homogène
  • Ajouter la langue de bœuf (découpée en tranches de 5mm d'épaisseur), la demi pomme (6 tranches), et les grains de raisin
  • Cuire dans le sirop qui se caramélise petit à petit
  • Retourner le champignon et la pomme régulièrement, bien napper les grains de raisin
  • Lorsque le sirop devient caramel et s'épaissi, retirer le champignon, la pomme et le raisin et dresser
  • Déglacer avec un trait de vin blanc pour obtenir une sauce caramel
  • Accompagner d'une boule de glace à la vanille

dimanche 12 octobre 2008

Un nom à coucher dehors !

Fistuline hépatique

Connaissez vous la fistuline hépatique ?

Ce pourrait être une maladie du foie, mais ce n'est pas ça. Derrière ce nom peu ragoutant se trouve un champignon également appelé "langue de bœuf". Parasite des chênes et des châtaigners, on le trouve (quand on a de la chance) au niveau des pieds de ceux-ci, à hauteur de mousse. Son aspect peu engageant cache un champignon à la saveur acidulée qu'on peu manger cru comme cuit.

Le spécimen unique que j'ai trouvé était suffisamment volumineux pour préparer deux recettes : une entrée et un dessert (et oui !). Aujourd'hui, ce sera l'entrée.

Ingrédients :

  • Fistuline hépatique
  • Salade (type scarole)
  • Une orange
  • Sauce soja
  • Huile de colza
  • Quelques noix

Préparation :

Salade de langue de bœuf
  • Prélever quelques zestes sur l'orange préalablement nettoyée
  • Les découper en julienne
  • Puis les ébouillanter rapidement
  • Les refroidir immédiatement en les plongeant dans de l'eau froide, puis réserver
  • Presser l'orange, faire réduire le ju des 3/4 dans une casserole et réserver
  • Enlever les tubes et la peau de la langue de bœuf
  • Découper quelques belles tranches fines
  • En réserver 3 à 4 par assiette et découper les autres en plus petits morceaux
  • Concasser quelques cerneaux de noix
  • Placer le jus d'orange réduit dans un bol, l’émulsionner avec l'huile de colza, et la sauce soja (proportions : 6 volumes de jus, 4 d'huile, 1 de soja)
  • Dresser les assiettes en y plaçant un mélange de salade, de noix concassées et de petits morceaux de fistuline
  • Placer les belles tranches en éventail à coté de la salade
  • Recouvrir de quelques filaments de zestes (attention, trop de zestes risquent de tuer la saveur du champignon)
  • Assaisonner avec la vinaigrette

mardi 7 octobre 2008

Carpaccio de cèpes et patidou

Cèpe

Au moment même où je trouvais quelques magnifiques et jeunes cèpes, j'ai tout de suite pensé au carpaccio de cèpe et de noix de Saint-Jacques : un classique. Malheureusement, sans noix de Saint-Jacques sous la main, c'est plus difficile à faire. En cherchant un produit de remplacement sur la base d'une saveur de noisette, j'ai pensé au patidou qui attendait dans mon frigo...

Ingrédients (pour 4) :

  • 4 jeunes cèpes (150g)
  • 1 patidou
  • Huile de noisette
  • Vinaigre balsamique
  • Ju de citron
  • Sel et poivre
Carpaccio de cèpes et patidou

Préparation :

  • Découper une calotte dans le patidou, puis continuer en coupant des tranches les plus fines possibles (attention, le patidou, c'est dur : j'y ai cassé ma mandoline !)
  • Les ébouillanter une à deux minutes puis les plonger dans de l'eau froide avant de les égoutter
  • Couper les cèpes en fines tranches (1mm d'épaisseur)
  • Les répartir sur 4 assiettes
  • Placer les tranches de patidou au centre des assiettes
  • Dans un bol, mélanger 2 cuillères à soupes de ju de citron, 2 de vinaigre balsamique et 4 d'huile de noisette
  • Emulsionner le tout et l'utiliser pour assaisonner

Remarque : on peut utiliser du butternut en remplacement du patidou.

lundi 6 octobre 2008

Potée de châtaignes et tussilage

Voilà un accord de saveurs très surprenant qui permet d’utiliser les dernières feuilles de tussilage de l’année. Je suis parti sur la même base de recette que le papet au tussilage. Le "pas-d'âne" y remplaçait le poireau de la recette vaudoise. Une nouvelle substitution en remplaçant la pomme de terre par des châtaignes et la recette n’a plus rien à voir avec le plat traditionnel. C’est la raison pour laquelle je ne l’appelle plus papet mais potée. Mais rien n’empêche de l’accompagner de saucisse vaudoise... N’en ayant pas sous la main, j’ai utilisé la potée pour accompagner une grillade de veau (et pas de Vaud !). Les deux allaient très bien ensemble.

Potée de châtaignes et tussilage

Ingrédients (pour 4) :

  • 400g de châtaignes épluchées
  • 200g de feuilles tussilage (4 bonnes poignées)
  • 2 oignons
  • 25cl de vin blanc
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre

Préparation :

  • Hacher grossièrement le tussilage
  • Le cuire à l’eau bouillante avec les châtaignes pendant 20 à 25 minutes
  • Egoutter le tout
  • Emincer les oignons et les faire revenir à l’huile d’olive
  • Ajouter le tussilage et les châtaignes ainsi que le vin blanc
  • Cuire 10 minutes à couvert puis découvrir jusqu’à ce que tout le liquide ait été bu
  • Rectifier l'assaisonnement et c’est prêt !

dimanche 5 octobre 2008

Crumble pommes et châtaignes

Ca y est, l'automne est vraiment arrivé : le ciel est gris, le vent emporte les feuilles mortes, et les châtaignes tombent... il n'y a plus qu'à les ramasser.

Le plus embêtant dans les châtaignes, ce n'est pas les piquants mais l'épluchage. Sur les 3 enveloppes, la bogue et ses pointes ne sont pas un problème. Pour le reste, c'est une autre affaire. Résultat pour une heure de cueillette : trois heures d'épluchage ! Un petit conseil pour la dernière peau : elle s'enlève plus facilement après une plongée de quelques minutes dans l'eau bouillante.

Le jeu en vaut la chandelle. Salé ou sucré, tout lui va. Et pour commencer, ce sera un dessert.

Crumble pommes et châtaignes

Ingrédients (pour 4 ramequins) :

  • 150g de châtaignes épluchées
  • 100g de farine
  • 125g de beurre
  • 125g de sucre en poudre (j'ai fait moitié-moitié sucre blanc et sucre roux)
  • 2 grosses pommes

Préparation :

  • Après les avoir épluchées, réduire les châtaignes en morceaux
  • Les placer dans une casserole et les couvrir d'eau au raz
  • Les cuire à couvert jusqu'à obtenir un début de purée (20 minutes environ)
  • Continuer de cuire en remuant pendant 5 à 10 minutes pour épaissir la purée, mais attention de conserver beaucoup de petits morceaux
  • Retirer du feu et laisser tiédir
  • Préchauffer le four à 180°C
  • Eplucher les pommes et découper leur chair en petits cubes
  • Beurrer 4 ramequins et étaler les cubes de pomme au fond
  • Mélanger la farine, le beurre (ramolli au micro-onde), les châtaignes, le sucre pour obtenir un appareil grossier très épais
  • Répartir l'appareil dans les 4 ramequins. Ca ne fait rien si ça ne recouvre pas tout : avec la chaleur, la pâte se ramollit et s'étale
  • Enfourner pour 30 minutes

mercredi 1 octobre 2008

Le millefeuille, un goût très spécial

Achillée millefeuille

Dans l'artile intitulé "En prévision de cet hiver", je listais quelques plantes à faire sécher pour agrémenter les soirées hivernales d'infusions très parfumées. Mais j'en oubliais une très intéressante, fréquente, facile à reconnaitre et très parfumée : l'achilée millefeuille. Pour ne rien gâcher, ses grappes de petites fleurs blanches (et parfois roses) font de beaux bouquets.

Ces sont ces mêmes fleurs qu'on fait sécher et infuser. Coté saveurs : une composante camphrée marquée et une touche d'amertume qui s'accentue lorsque l'infusion dure.

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