dimanche 18 juillet 2010

Une noix bien singulière

Entre la finalisation du bouquin et mon boulot, difficile de trouver le temps pour rédiger quelques nouveaux billets. Mais à force de trop attendre, les sujets dont je voudrais parler perdent de leur intérêt car plus de saison. C’est probablement le cas pour cette plante que j’avais annoncée il y a pratiquement un mois et qui doit avoir maintenant totalement disparu du bord des chemins auvergnats que nous avons parcourus fin juin. Mais bon, comme je n’ai pas envie d’attendre 11 mois pour en parler...

La plante s’appelle conopode dénudé (conopodium majus) ou noix de terre. C’est une petite apiacée (anciennement ombellifère), cousine de la berce, de la carotte et de la cigüe. Au dessus du sol, elle est très discrète avec ses frêles ombelles et ses fines feuilles à mi-chemin entre la carotte et le fenouil. Mais sous terre, elle cache un tubercule de forme arrondie et de la taille d’une olive. La pellicule qui l’enveloppe se détache assez facilement et dévoile une chair blanche à la saveur de noisette verte.

La cueillette de cette « noix » n’est pas simple car elle est souvent profondément enfoncée et elle se détache facilement du reste de la plante. Si vous ne tirez que sur la partie aérienne, c’est l’échec assuré. Il est nécessaire de creuser autour du pied pour réussir à tout sortir d’un coup.

Etant donné les conséquences destructrices de cette cueillette, je n’imagine pas récolter des kilos, voire même quelques centaines de gramme de noix de terre. Un peu comme avec les fromageons de mauve, j’en ferais plutôt un snack de rando, prétexte pour une pause ludique.

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