Affichage des articles dont le libellé est consoude. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est consoude. Afficher tous les articles

mardi 16 juin 2015

Consoude

Suite aux récents échanges de commentaires sur la page Facebook de "Sauvagement Bon", je viens de me rendre compte que je n'avais jamais posté la recette des beignets de consoude. C'est pourtant un classique de la cuisine sauvage que j'étais persuadé d'avoir déjà abordé. Mais en cherchant un peu, je me suis rendu compte que le seul endroit où j'en parlais jusqu'à présent, c'était dans "Sauvagement Bon", le livre...

Consoude officinale (symphytum officinale).
Les jardiniers l'utilisent pour sa capacité à drainer et fixer les nutriments du sol, tout particulièrement la potasse. Les feuilles préparées en purin peuvent restituer tout ce que la plante aura extrait auparavant : Un véritable engrais naturel !
Sa capacité à fixer les minéraux en a aussi fait depuis longtemps une plante médicinale utilisée pour favoriser la cicatrisation et la réduction des fractures.
Je m'en vais donc immédiatement rectifier le tir.

Tout d'abord, voici quelques détails sur la plante elle-même : la consoude (genre symphytum) et plus particulièrement la consoude officinale (symphytum officinale).
Elle fréquente volontiers les endroits humides comme les bords de ruisseaux où elle côtoie d'autres végétaux comme les prèles, la menthe aquatique, le cirse maraicher ou la reine des prés.
Pour apprendre à la reconnaître sans se tromper, il faut d'abord porter son attention sur ses feuilles. Plus elles sont situées bas sur la hampe florale, plus elles sont grandes, atteignant parfois les 40 cm de long pour 15 cm de large. Plus elles sont situées haut, plus elles ont tendance à se prolonger sur la tige.
Ensuite, il faut la toucher : les poils drus et courts recouvrant la plante lui donnent une texture rugueuse typique.
Enfin, il faut en observer les fleurs. De forme tubulaire, elles peuvent prendre une teinte allant de la couleur crème à une couleur bleu-violacé en passant par toutes les nuances intermédiaires.

S'il faut prendre autant de précautions pour bien l'identifier, c'est que le seul aspect visuel des feuilles pourrait prêter à confusion avec une plante hautement toxique : la digitale, qu'on distingue pourtant aisément au toucher, beaucoup plus doux.

Au niveau culinaire, les grandes feuilles de la consoude, leur texture mucilagineuse et leur grande taille sont des caractéristiques idéales pour les utiliser comme enveloppe de cuisson. Paupiettes, roulés, et autres ballotins sont des formes où elles font merveille. On peut ainsi associer la plante avec toute sorte d'aliments : céréales, pommes de terre, fromages, œuf etc. En complément de sa texture, elle apporte aussi un son goût légèrement iodé... c'est la cerise sur le gâteaux !

Mais revenons aux beignets.
Le principe est tout simple : on sélectionne par paire des feuilles de taille et de forme équivalente et on les assemble en les collant l'une à l'autre, soit directement, soit en les tartinant au préalable avec un peu de farce sur les faces intérieures. Pour moi, la farce la plus simple et la meilleure : un simple fromage frais de chèvre, bien égoutté. La texture rugueuse des feuilles a pour effet de tout maintenir en place (pour peu qu'on ne les charge pas trop) et de littéralement coller les feuilles les unes aux autres.
Ensuite, il n'y a plus qu'à tremper les paires dans une pâte à beignets ni trop épaisse, ni trop liquide, mais surtout bien froide, avant de les plonger dans une friteuse, le temps que ça dore...

Avouez qu'on dirait vraiment des beignets de poisson !

Pour la pâte à beignets, c'est tout simple : pour 100g de farine, ajouter 15cl d'eau, un œuf, du sel et une pincée de bicarbonate pour leur donnée une texture aérienne. Cette quantité convient pour une demi-douzaine de beignets (variable selon la taille des feuilles).

Remarque :
La même recette peut-être faite de manière identique avec les feuilles de deux cousines de la consoude (famille des boraginacées) : la pulmonaire officinale (pulmonaria officinalis) et la bourrache officinale (borago officinalis). Dans leur cas, la présence d'une farce peut être nécessaire pour maintenir collée chaque paire de feuilles.

Important :
Consommée de manière excessive et/ou trop régulière, la bourrache et la consoude peuvent devenir toxiques pour le foie. En effet, elles contiennent toutes deux en petite quantité des alcaloïdes pas très sympathiques.

dimanche 9 juin 2013

Sur les pas d'une demoiselle ... bleue

Ache faux-cresson ou ache nodiflore (apium nodiflorum). Souvent comparée
au céleri, son parfum est plus fin et surtout, ses branches sont beaucoup plus
tendres. Poussant les pieds dans l'eau, elle peut être contaminée par le
même type de parasites que le cresson sauvage (douve du foie par exemple).
Il faut donc prendre les mêmes précautions, à savoir une bonne cuisson !
J'oubliais : la demoiselle posée dessus est probablement un agrion
jouvencelle (sans certitude car le genre comporte beaucoup d'espèces).
Dites-moi, frêle et jolie demoiselle, où allez-vous donc de ce vol hésitant, errant de feuille en feuille le long du ruisseau ?

Oh, mais je reconnais cette plante sur laquelle vous vous êtes finalement posée : les pieds dans l'eau, des feuilles très aromatiques aux faux-airs de cresson, quelle bonne idée vous avez eu en choisissant l'ache nodiflore pour reprendre votre souffle.

Et à moi aussi ça me donne des idées. Le parfum de cette plante fait en effet merveille dans les bouillons et je commence à sentir l'inspiration venir pour pour le dinner de ce soir...

Des idées qui se précisent d'ailleurs quelques dizaines de mètres plus loin, toujours au bord du même ruisseau, avec quelques plants de consoude dont les fleurs commencent se teinter de tâches couleur rouille, signe qu'elles sont sur le point de se faner. Les feuilles, elles, sont toujours belles et surtout très grandes, de quoi envelopper plein de choses.

C'est beaucoup plus loin, dans un endroit que ma jolie demoiselle n'apprécierait pas, car bien plus sec, que la liste des ingrédients s'est finalisée avec une belle touffe d'origan tout frais tout beau. Il n'est pas encore très aromatique, mais déjà suffisamment pour distiller quelques saveurs intéressantes...
Consoude officinale (Symphytum officinale). Ses fleurs vont du blanc au bleu en passant par le violet. Lorsqu'elles sont absentes, il ne faut pas la confondre avec une digitale (très toxiques), dont les feuilles présentent certaines similitudes. Celles de la consoude ont une texture râpeuse, alors que celles de la digitale sont douces au toucher.

Origan commun (Origanum vulgare). Le meilleur moyen de l'identifier lorsqu'il n'est pas en fleur : son parfum. Les fleurs qui l'accompagnent ici sont celle d'une véronique petit chêne (veronica chamaedrys).
Et maintenant... en cuisine !

Filets de volaille fondants et
bouillon aromatique à l'ache nodiflore

Ingrédients (entrée pour 4) :

  • Un beau poulet cru
  • Un bouquet de branches d'ache nodiflore
  • 100g de somen secs (nouille japonaises)
  • 4 belles feuilles de consoude
  • Quelques brins d'origan
  • Sel et poivre
La cuisson du poulet à basse température
(entre 75 et 80°C) permet d'obtenir une viande
savoureuse et fondante en bouche
Préparation :
  • Prélever les filets (sans leur peau) sur le poulet et les réserver
  • Prélever les autres beaux morceaux afin de les utiliser dans une autre recette
  • Laver l'ache et l'origan à grandes eaux
  • Placer la carcasse dans un grand faitout avec les trois quarts de l'ache coupée en petits segments et l'origan, finement ciselé
  • Saler, poivrer, couvrir d'eau et porter le tout à frémissement
  • Laisser cuire une heure à feu très doux
  • Filtrer ensuite le bouillon et réserver (le bouillon peut être ainsi préparé à l'avance)
  • Ôter la partie la plus dure des côtes des feuilles de consoude après les avoir bien lavées
  • Couper chacun des filets en deux pour obtenir 4 morceaux d'une taille identique
  • Saler, poivrer chaque morceau avant de les rouler à l'intérieur des feuilles de consoude
  • Les envelopper ensuite dans plusieurs tours de film cuisson
  • Sceller ces "boudins" en tortillant leurs extrémités tout en essayant de retenir le moins d'air possible
  • Le tortillon finit par tenir tout seul s'il est bien serré et la peau formée par le film doit être bien tendue
  • Les placer dans une casserole d'eau à 75-80°C pendant 20 minutes
  • En parallèle, blanchir rapidement le quart restant de l'ache et utiliser leur eau de cuisson pour cuire les somens.
  • Pour le dressage, placer les somens au fond d'assiettes creuses
  • Ajouter un peu d'ache blanchie, un des "boudins" dont on aura retiré le film et qu'on aura débité en tranches épaisses
  • Finir en versant une louche de bouillon

lundi 2 mai 2011

Une histoire de partage ...

Découvrir, faire découvrir, partager et échanger : ça résume assez bien les raisons pour lesquelles je m’intéresse aux plantes sauvages comestibles.

 

Découvrir :

En cherchant sans cesse de nouvelles espèces, de nouvelles saveurs ou tout simplement de nouvelles recettes.
Avec la variété que propose la nature, on a l’impression que c’est sans fin (tout bien réfléchi, ce n'est peut-être pas qu'une impression). Depuis maintenant 3 bonnes années que ce blog existe, plus de 150 plantes, champignons et algues abordés, sans compter celles testées mais mises de côté (gustativement insatisfaisantes, recettes ratées, absence de photo), je suis toujours impressionné de continuer à faire de belles découvertes (comme la dentaire du billet précédent). Il y a sans doute de quoi écrire encore plusieurs livres sans tarir le sujet !

 

Faire découvrir :

Aux plus jeunes en les initiant aux joies de la recherche, puis de la récolte et enfin de la préparation. Mais aussi et surtout en leur apprenant à faire attention, à toujours demander aux adultes, en leur montrant que les plantes ne sont pas toutes bonnes, soit parce toxiques soit parce que les toucher peut laisser de mauvais souvenirs (comme avec les orties). Je suis toujours impressionné à quel point, dès 5 ou 6 ans (voire même plus tôt), ces informations sont absorbées, retenues et utilisées à bon escient. Le fait de préparer puis de déguster ensemble doit également y être pour quelque chose en permettant de fixer les souvenir.

Aux moins jeunes, que ce soit avec le livre que je viens de publier, avec ce blog ou encore à l’occasion de sorties. Pour l’instant restreintes à des amis, j’espère pouvoir étendre un peu plus le cercle des participants lorsque mon emploi du temps professionnel me le permettra (j’exerce un métier qui n’a strictement rien à voir avec le sujet du blog). La préparation de ce genre de chose prend en effet plus de temps qu’il n’y parait, ne serait-ce que pour la recherche d’une salle à la fois capable d’héberger un groupe et dotée d’une vraie cuisine.

 

Partager et échanger :

Avec d’autres blogueurs branchés sur la même thématique, comme Citronvert et Colibri avec lesquels nous sommes passés du virtuel au réel il y a maintenant quelques mois.

Avec les personnes rencontrées sur place. Car bien souvent, les glaneurs suscitent la curiosité et on se rend compte dans les discussions que presque tout le monde se souvient d’une tante qui cueillaient les pissenlits, d’un grand-père qui gardaient jalousement secret quelques coins à champignons particulièrement fertiles ou encore d’une grand-mère qui avait l’habitude de préparer sa soupe aux orties.

Avec les personnes rencontrées à l’étranger (j’ai un métier qui m’a donné l’occasion de pas mal voyager) qui ont souvent elles aussi ce genre de souvenir, modulé par quelques différences culturelles rendant les choses encore plus intéressantes.

Ou tout simplement avec les compagnons de ballade du jour comme ce fut le cas hier avec Citronvert et Sandrine.

Le premier, comme moi, totalement branché « bouffe » et ayant communiqué le virus à ses enfants, la seconde plutôt intéressée par les propriétés médicinales et cosmétiques. Résultat : là où les deux mangeurs imaginaient des beignets en observant de la consoude, Sandrine pensait cataplasme cicatrisant ; là ou Sandrine pensait infusion drainante devant les premières feuilles de reine des près, je pensais déjà aux fleurs et à une bonne petite crème renversée. Point commun aux trois : séance photos à chaque fois !

 

Bilan de la récolte du jour : Un panier plein d’orties, de belles pointes de consoude encore en bouton, une bonne quantité de jets de houblon, quelques rares pointes de tamier (ou « répountchou » pour les gens du Sud-Ouest) et de bryone, de jeunes branches de berce et après une dernière escale dans un de mes coins secrets, les premières aspergettes de l’année.

 

 
 
 
 
 

 

De bas en haut et de gauche à droite :

 - Jeunes pointes de tamier (dioscorea communis) ou répountchou dans le Sud-Ouest. Attention, seules les jeunes pousses sont comestibles, la plante devient toxique en vieillisant et tout particulièrement ses fruits.

 - Pousse de bryone dioïque (bryonia dioica), cucurbitacée sauvage, ses fruits sont très toxiques et les pousses doivent être consommées avec modération.

 - Houblon (humulus lupulus), dont les feuilles ressemblent comme deux gouttes d'eau à celles de la vigne, à la différence que celles du houblon sont extrêmement rèches.

 - Asperge des bois (Ornithogalum pyrenaicum), ornithogale des Pyrénées ou encore aspergette. Mieux vaut la trouver sauvage car elle atteint des prix prohibitifs sur les marchés.

 - Consoude officinale (symphytum officinale), pour manger, ou pour soigner.

 - Berce sphondyle (heracleum sphondylium) ou grande berce, la petite feuille centrale qu'on voit sur la photo est parfaite pour les beignets.

 

En cuisine, les jeunes feuilles au bout des branches de berce ont été mises de côté avec les pointes de consoude pour faire des beignets (pour lesquels j’avais préparé la pâte à l’avance). Après avoir pelé les branches (la plante est extrêmement velue), nous les avons mises de côté pour préparer un sauté avec les aspergettes. Blanchis séparément, hachés grossièrement, le houblon, les orties, le tamier et la bryone ont été utilisés pour composer 3 omelettes : la première avec les 3 lianes (tamier, bryone, houblon) avait une légère amertume apportée par le tamier et la bryone, mais atténuée par la sauce aux huitres et l’œuf, mélangés avant la cuisson ainsi qu’un demi-oignon revenu ; la seconde uniquement avec le houblon et toujours le même mélange œuf / sauce aux huitres ; la dernière avec les orties dans un mélange œuf / crème et petit « plus » de M. Citronvert, un demi bouillon cube émietté.


Sauté d'aspergettes et de berce

 

Avec quelques spaghettis accompagnés d’une délicieuse sauce préparée à l’avance par Citronvert pour compléter le tout, et quelques pâtisseries amenées par Sandrine, on ne peut pas dire que nous manquions de quoi que ce soit !

Du coup, vu les restes, tout le monde est reparti avec son « doggy-bag » !

 

La seule recette que je détaillerai aujourd’hui, c’est celle de la pâte des beignets qui était à la fois légère et croustillante. Elle peut être utilisée pour d'autres plantes sauvages comme l'armoise, sans doute ma préférée... Les proportions sont de mémoire car j’ajuste toujours la quantité des liquides en fonction de la consistante de la pâte.

 

Pâte à beignets pour plantes sauvages

Ingrédients :

  • 100g de farine de riz (attention, surtout pas de riz gluant)
  • 200g de farine de blé
  • 2 œufs
  • 20cl de lait
  • 30cl de bière (si possible non filtrée à fermentation naturelle)
  • Une bonne pincée de sel

Préparation :

  • Mélanger les deux farines et le sel
  • Ajouter les œufs et le lait et mélanger pour obtenir un appareil homogène (ajouter un peu de bière si c’est trop épais)
  • Finir en incorporant délicatement la bière (minimiser la perte de gaz)
  • Filmer et placer au réfrigérateur pendant trois heures

Quelques petits conseils :

Sortir l’appareil au dernier moment (plus l’appareil est froid lors de la friture, plus le beignet sera croustillant). Pour la friture, penser à bien essorer les plantes avant de les plonger dans la pâte à beignet puis de les faire frire car l’eau ne fait pas bon ménage avec l’huile lorsqu’elle est très chaude (crépitement, projections etc.).
Pour y tremper ces beignets, Citronvert nous a improvisé une sauce toute simple, mais qui relève bien le tout : un mélange de vinaigre balsamique et de sauce soja...

 

Et puis j'ai failli oublier l'infusion digestive que Sandrine nous a préparée en utilisant mes réserves d'aromatiques. Dans le mélange, il y avait du serpolet, du calament à grandes fleurs, des graines de fenouil (sauvages tous les trois), de la citronnelle, de la fleur d'hibiscus, du poivre et de la cardamome. Un cocktail très sympathique dont j'espère avoir repris sans erreur la liste des composants...

dimanche 6 septembre 2009

Fiche : Consoude

Grlande consoude (symphytum officinale)La consoude est une plante qui apprécie particulièrement les endroits humides, et c’est donc souvent en bordure de fossés qu’on la trouve du printemps jusqu’en automne. Elle fait partie de la famille des borraginacées dans laquelle on trouve d’autres comestibles comme la pulmonaire ou la bourrache. La dénomination latine de cette dernière, borago, est d'ailleurs à l’origine du nom de la famille.

L’une des variétés les plus fréquentes est la grande consoude, ou symphytum officinale. Ses fleurs tubulaires qui vont du blanc crème au mauve poussent en grappes au sommet des tiges. Ses grandes feuilles lancéolées sont couvertes de poils rêches. Comme le qualificatif « officinale » le suggère, elle était autrefois cultivée pour ses propriétés médicinales. Elle était en particulier utilisée pour accélérer la réparation des fractures, d’où le nom « consoude ». Elle est également riche en vitamine B12, en potassium et silice.

Pour plus de détails, je vous invite à vous reporter aux références en bas du bandeau de droite.

Après ces quelques caractéristiques, quelques avertissements :

  • la consoude contient un alcaloïde toxique pour le foie en cas de consommation quotidienne prolongée
  • lorsqu’elle n’est pas en fleur, la consoude peut être confondue avec la digitale, très toxique

Et maintenant, passons enfin à l’assiette.

Je ne parlerai que très rapidement des racines. Bien qu’elles soient parfaitement comestibles, le souvenir qu’elles m’ont laissé lors de ma première et unique expérience (ici) ne m’incite pas à la renouveler. Elles sont totalement insipides et surtout tellement mucilagineuses qu’on a l’impression de manger une savonnette !

Grande consoude (symphytum officinale)

C’est au dessus du sol que la consoude déploie sa vraie richesse : ses grandes feuilles. Les plus jeunes peuvent se manger en salade, à condition d’apprécier de se faire chatouiller le palais par leurs poils. Plus avancées, elles peuvent être cuites pour donner consistance aux soupes sauvages grâce à leur mucilage, ou être utilisées pour confectionner les classiques « soles » végétariennes pour lesquels vous pouvez jeter un œil chez « cuisine sauvage ».

Quelques idées de recettes :

Tartare de saumon et saint Jacques aux asperges des bois et à la consoude  Makis sushi en feuilles de consoude  Pousses sauvages au beurre (fougère, berce et consoude)
 
Makis sushi en feuilles de consoude  Omelette à la consoude et à l'ail des vignes  Paupiettes à la consoude et à la berce

Ou encore ...

Roulés de consoude aux orties et cantal

Ingrédients (pour 8 à 10 roulés selon la taille des feuilles) :

  • Une dizaine de grandes feuilles de consoude
  • 300g de riz japonais (riz à sushi)
  • 60g de feuilles d’orties (sommités)
  • 100g de cantal jeune
  • 3 fines tranches de jambon cru
  • Huile d’olive

Préparation :

  • Laver puis hacher finement les orties
  • Cuire le riz mélangé aux orties dans une eau très peu salé
  • Lorsque le riz est cuit, le laisser tiédir
  • Pendant ce temps, laver puis sécher les feuilles de consoude en prenant soin de ne pas les déchirer
  • Retirer la côte centrale sur les deux tiers de la longueur des feuilles (un coup de couteau de chaque coté) en gardant leurs pointes entières
  • Etaler une feuille de telle sorte que les deux parties séparées (par la côte retirée) se chevauchent
  • Y étaler le riz sur 1/2 cm d’épaisseur, sur la moitié de la longueur (coté opposé à la pointe), en laissant au moins 3 ou 4 cm dénudé de chaque coté
  • Prélever un morceau de cantal de la même largeur que le riz étalé et d’1cm d'épaisseur
  • Le rouler dans le tiers d’une tranche de jambon
  • Placer le tout à la base de la feuille couverte de riz et rouler le tout
  • Arrivé au deux tiers, rabattre les côtés dénudés et finir de rouler
  • Avec l’effet « velcro » des feuilles, tout se tient
  • Recommencer avec toutes les feuilles
  • Placer les rouleaux dans un plat à gratin avec un fond d’huile d’olive
  • Badigeonner le tout à l’huile d’olive
  • Enfourner pour 30 minutes
Roulés de consoude aux orties et cantal

mardi 19 mai 2009

Demain j'arrête !

Voici donc l’article qui clôture cette série sur les asperges des bois avec deux idées d’entrées colorées.

Ornithogale des Pyrénées, aspergette ou asperge des bois

Tartare de saumon et saint Jacques aux asperges des bois et à la consoude

Ingrédients (entrée pour 4) :

Tartare de saumon et saint Jacques aux asperges des bois et à la consoude
  • 250g d'asperges des bois (orinthogale des Pyrénées)
  • 75g de boutons de consoude (grappe de 8 à 10 boutons ainsi que la paire de feuilles les accompagnant)
  • 300g de filet de saumon cru congelé
  • 4 noix de saint Jacques congelées
  • 3 cuillères à soupe d'huile de pépins de raisin
  • 1 citron vert
  • Sel et poivre

Préparation :

  • Décongeler le saumon (la congélation permet d'éliminer les parasites que les poissons peuvent héberger) et les noix de saint Jacques
  • Blanchir séparément les aspergettes (1 minute) et les boutons de consoude (30 secondes)
  • Les égoutter et les sécher
  • Séparer les épis terminaux du reste des tiges des aspergettes
  • Découper les tiges en petits tronçons de 3 à 4 millimètres de longs
  • Découper le filet de saumon et les noix de saint Jacques en petits cubes (1 à 2 centimètres)
  • Mélanger les épis, les morceaux de tiges, les boutons de consoude, le saumon, la noix de saint Jacques avec le jus du citron vert et l'huile
  • Saler et poivrer
  • Placer au moins une heure au réfrigérateur avant de servir

 
Œufs pochés aux aspergettes

Ingrédients (entrée pour 4 personnes) :

Œufs pochés aux aspergettes
  • 200g d’aspergettes
  • 1 demi concombre
  • 20 tomates cerise
  • 1 demi oignon doux
  • 4 œufs
  • Vinaigre de cidre
  • Huile de colza
  • Sel et poivre de Jamaïque

Préparation :

  • Blanchir les aspergettes pendant 1 minute
  • Peler la peau du demi concombre, le couper en deux sur la longueur pour l’évider
  • Couper le concombre en fins tronçons
  • Couper les tomates cerises en deux
  • Hacher finement l’oignon doux
  • Tout mélanger, puis arroser avec un filet de vinaigre et d’huile
  • Parallèlement, amener une bonne quantité d’eau vinaigrée et salée à frémissement pour y faire pocher les œufs
  • Une fois pochés, penser à bien les égoutter avant de dresser
  • Saler et poivrer

En ce moment, j’utilise beaucoup de poivre de Jamaïque. Plus doux que le poivre classique, son parfum évoque un cocktail d'épices (muscade, cannelle, girofle etc.). Dans celui que j'utilise, c'est nettement la muscade qui domine. Il est parfait pour accompagner les œufs pochés, sur le plat ou encore à la coque... J’adore !

Poivre de Jamaïque

samedi 16 mai 2009

Bento de rando

J’ai trouvé aujourd’hui mes premiers ornithogales de l’année. J’avais repéré trop tard le coin l’an dernier, alors qu’ils étaient en fleur. Il y en avait vraiment beaucoup et j’attendais donc avec impatience de voir le vert tendre des épis réapparaitre.

Ornithogale des Pyrénées, aspergette ou asperge des bois

Je n’ai pas été déçu car c’est plus d’un kilo d’aspergettes que j’ai ramené chez moi. J’ai déjà quelques recettes en tête que je ne manquerai pas de publier.

Mais avant, comme demain je fais une rando toute la journée avec quelques collègues (les 25 bosses en forêt de Fontainebleau), je me suis dit que serait amusant de pique-niquer aux plantes sauvages. Ne me voyant pas faire des sandwich, j’ai opté pour le bento.

Comme j’avais également récolté du cirse maraîcher et de la consoude (d’autres recettes à venir), ils sont eux aussi passés à la casserole.

Bento des 25 bosses

Bento des 25 bosses : makis au saumon en feuilles de consoude, maki au concombre et saumon en feuille de nori, omelette au cirse maraîcher et comté, aspergettes nature

Makis au saumon en feuilles de consoude, Maki au concombre et saumon en feuille de nori (plus classique)

Ingrédients :

Consoude
  • Filet de saumon (décongelé de préférence pour que les éventuels parasites aient été éliminés)
  • Grandes feuilles de consoude
  • Concombre
  • Riz cuit vinaigré
  • Wasabi

Préparation :

  • Préparer un espace plat et propre, y dérouler une natte de bambou
  • Plonger une feuille de consoude dans de l’eau bouillante pendant 30 secondes, la plonger ensuite dans une eau très froide
  • Egoutter la feuille et l’étaler sur un coté de la natte
  • Recommencer avec la feuille suivante et l’étaler à côté en superposant partiellement la feuille précédente
  • Continuer jusqu’à avoir couvert la largeur de la natte, puis recommencer en formant une nouvelle couche perpendiculaire à la première
  • Laisser sécher pendant environ 1 heure, puis découper les bords de manière à obtenir un rectangle (15x20cm)
  • Sur une épaisseur de 5mm environ, étaler du riz sur la largeur et environ un tiers de la longueur de la feuille formée par la superposition de consoude
  • Etaler un peu de wasabi (pas trop !) sur toute la largeur
  • Ajouter du saumon découpé en un long bâtonnet au milieu du riz, sur toute la largeur également
  • Rouler la natte en commençant par le coté où se trouve le riz en faisant pression afin qu’un minimum d’air se retrouve dans le rouleau
  • Découper les bords (chutes), puis des tronçons d’environ 4 cm
  • Recommencer cette fois-ci avec une feuille de nori (plus classique) et en doublant le bâtonnet de saumon avec un bâtonnet de concombre

Omelette au cirse maraîcher et au comté

Ingrédient :

Cirse maraîcher
  • Feuilles de cirses maraîcher (on n’utilise ici que le vert, pas les côtes)
  • Œufs
  • Comté
  • Beurre

Préparation :

  • Découper les feuilles de cirses en filaments très fins
  • Faire fondre un peu de beurre dans une poêle et y jeter le cirse pour le faire cuire pendant 2 minutes
  • Verser les œufs battus avec le comté râpé
  • Au cours de la cuisson, rabattre les 4 bords afin de former un rectangle plus épais qu’on cuira des deux coté
  • Laisser refroidir et découper à la taille de la boite

Aspergettes natures

Préparation :

  • Ebouillanter quelques aspergettes pendant une minute avant de les plonger dans une eau très froide
  • Les égoutter, les découper à la taille de la boite

Ajout du 18/05/2009 : De retour de la rando, l'expérience du bento est plus que satisfaisante. Le parcours des 25 bosses demande souvent de s'appuyer sur les rochers et par temps pluvieux, on se salit rapidement. Avec les baguettes, pas besoin d'un nettoyage rigoureux des mains. Les sandwiches n’ont plus qu’à bien se tenir ! Ils ont encore l’avantage de se préparer beaucoup plus rapidement.

Sur le parcours des 25 bosses

lundi 4 mai 2009

Ca pousse fort !

Fougère aigle, celle-ci est trop avancée pour être consomméeEt oui, ça pousse, ça pousse et pour certaines plantes, la fenêtre de cueillette est étroite. C’est par exemple le cas de la fougère aigle. On ne la cueille que lorsque qu’elle est à l’état de crosses. Si on se contente d’un seul « spot », la période est très courte. En multipliant les lieux, elle peut être étirée sur un mois, mais guère plus.
On la cueille lorsque les pousses ne dépassent pas 30 cm, en privilégiant les tiges les plus charnues, les moins fibreuses et dont la tête reste enroulée. Une fois la cueillette effectuée, il faut éviter de trop les manipuler car elles auraient tendance à durcir. Mais attention, il n’est pas question de les consommer immédiatement. La fougère contient des substances toxiques à plus ou moins forte doses (acide cyanhydrique) et il faut d’abord la détoxifier. La méthode japonaise que je vous présente m’a (encore une fois) été suggérée par Yoko que je remercie à nouveau. Elle est un peu longue, mais le résultat est vraiment intéressant :
Fougère aigle, celle-ci est idéalée pour la cueillette
  • Frotter les crosses (20 à 30 cm maximum depuis la base) avec un chiffon ou un papier absorbant afin d’éliminer le duvet du surface
  • Couper la base à un centimètre afin d’ôter la partie qui aura noirci depuis la cueillette
  • Placer les pousses dans une grande casserole et les saupoudrer de cendres ou pour ceux qui n’en n’ont pas sous la main (comme moi) de bicarbonate de soude (1 cuillère à café pour 200g de pousses)
  • Verser à hauteur de l’eau bouillante sur les pousses (max. 2l pour 200g), couvrir et laisser reposer au frais pour 24 heures
  • Passé ce temps, l’eau est devenue très sombre, presque complètement noire
  • Rincer à l’eau froide et laisser tremper 4 heures en renouvelant l’eau à chaque heure
  • Pour vérifier que la fougère est détoxifiée, il suffit de prélever un morceau et de le gouter. Un goût amer signalerait la présence résiduelle d’acide cyanhydrique
Une fois cette préparation effectuée et l’amertume disparue, on peut enfin passer aux choses sérieuses. De mon coté, je me suis contenté d’une recette simple :

Pousses sauvages au beurre (fougère, berce et consoude)
Ingrédients :
  • Quelques pousses de fougères détoxifiées
  • Quelques tiges de pousses de berce
  • Quelques têtes florales de consoude encore en bouton
  • Beurre
  • Sel et poivre
Pousses sauvages au beurre (fougère, berce et consoude)

Préparation :
  • Laver les tiges de berce et les éplucher (ôter la pellicule supérieure poilue et les fibres les plus dures)
  • Laver les têtes de consoude
  • Egoutter et rincer les pousses de fougère
  • Placer les tiges de berce en tronçons de 5cm dans un panier vapeur dans un wok au fond duquel de l’eau est en train de bouillir
  • Au bout de 3 minutes, ajouter la consoude
  • Laisser cuire encore 3 minutes puis mettre le panier de coté
  • Vider l’eau du wok, ajouter un peu de beurre au fond et replacer sur le feu
  • Lorsque le beurre est bien fondu, y ajouter les pousses de fougère, la berce et la consoude
  • Les cuire 2 à 3 minute en remuant (le but est de bien enrober les différents ingrédients avec le beurre fondu)
  • Saler, poivrer, servir
En principe, la fougère est tendre mais se tient, la berce reste craquante et la consoude est fondante. La saveur de la fougère est assez fine et mérite à être découverte. Mais comme me le dit Yoko dans son dernier message : individuellement, chaque étape de la préparation est simple et rapide, mais la totalité de la préparation est longue...

lundi 6 avril 2009

Une bien curieuse expérience

Après la pulmonaire, sa cousine la consoude commence aussi à pointer hors du sol. J'ai déjà publié quelques recettes utilisant ses feuilles. Mais comme j’ai lu dans plusieurs de mes bouquins de référence que les racines étaient aussi comestibles, je n’ai pu m’empêcher ce week-end d’en prélever quelques unes. L’affaire n’est pas simple car elles sont très tortueuses, entremêlées avec celles des congénères et par dessus tout très cassantes. Et puis il ne faut surtout pas confondre la consoude avec la digitale, très toxique, qui présente des feuilles relativement proches.

Consoude

J’aurais quand même dû me méfier en lisant dans le Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques (F.Couplan – E.Styner / Delchaux et Niestlé) : « La racine, extrêmement mucilagineuse, peut être consommée crue ou cuite à titre de curiosité ».

J’aurais dû encore plus me méfier lorsque j’en ai croqué un bout cru après l’avoir sélectionné, épluché et lavé. Craquant sous les premiers coups de dents, sans goût réellement marqué, le petit morceau s’est révélé plein de mucilage lorsque j’ai commencé à le mâcher. C’était pourtant écrit...Tellement de mucilage, en fait, que ce simple petit bout m’a donné l’impression de manger du savon !

Racines de consoude

Entêté malgré tous ces signes annonciateurs d’un échec culinaire, j’ai épluché et nettoyé tout ce que j’avais ramassé (environ 200g). Quand j’ai une idée en tête ...

Ebouillantés, puis revenus dans un peu d’huile d’olive, je pensais que les petits morceaux que j’avais découpés auraient perdu la plus grande partie de cette substance gluante. Que nenni ! Non seulement la cuisson n’a révélé aucun gout, mais la sensation en bouche après quelques morceaux était tellement étrange qu’il aurait été difficile d’en manger plus.

Un dernier point : la consoude contient un alcaloïde toxique à haute dose. Les racines en contenant une plus grande quantité, attention à ne pas en abuser (après ce que je viens de raconter, ça me semble difficile !).

Conclusion : à moins d’être très curieux, il vaut mieux se contenter des feuilles (avec modération), très bonnes et pleines de protéines !

lundi 1 septembre 2008

Maki sushi à la consoude

Le week-end passé m'a donné l'occasion de faire une rando pas loin de Dourdan. Elle a été l'occasion d'une cueillette "miraculeuse" : champignons (3kg de lépiotes), consoude, menthe aquatique, oseille sauvage etc. Résultat : beaucoup d'expérimentation pour de nouvelles recettes, avec quelques échecs mais pas mal de réussites dont la recette objet de cet article. D'autres articles sont à venir...

Comme je l'ai déjà dit dans un autre article, je trouve à la consoude un goût finement iodé. Par association d'idées (iodé -> algue -> nori -> maki sushi), j'en suis arrivé à cette recette.

Makis à la consoude

Ingrédients :

  • Riz (vinaigré, cuit de telle sorte qu'il soit collant)
  • Saumon ou autre poisson à sushi
  • De très grandes feuilles de consoude
  • Pâte de wasabi

Préparation :

  • Couper les feuilles de consoude en deux dans le sens de la longueur en enlevant la côte centrale. Attention à l'effet "velcro"
  • Une à une, les blanchir (30 seconde dans de l'eau bouillante salée, puis dans de l'eau glacée) puis les étaler afin qu'elles perdent un peu d'eau
  • Sur une surface plane et lisse, placer une première couche de feuilles, face du dessous vers le haut, côte à côte de telles sorte qu'elle se superposent par moitié (grâce à l'effet "velcro", elles devraient tenir ensemble), pour au final obtenir un rectangle de 25cm par 15cm
  • Placer par dessus une seconde couche de la même manière, mais cette fois face du dessous vers le bas
  • Recommencer l'opération pour obtenir autant de feuilles que nécessaire
  • Laisser les feuilles perdre de leur humidité pendant 1 heure environ
  • Découpez des lamelles de saumon d'environ 1cm2 de section
  • Placer une plaque de consoude sur une natte
  • Etaler du riz sur toute la longueur, deux tiers de la largeur et 1 cm d'épaisseur
  • Placer un peu de wasabi au centre et sur toute la longueur du riz
  • Déposer une épaisseur de lamelles de poisson par dessus sur tout longueur
  • Tout en maintenant la garniture, rouler délicatement la natte en la tenant entre les index et les pouces
  • Rouler la natte jusqu'à ce que les bords de la consoude se recouvrent
  • Presser uniformément sur l'ensemble du rouleau
  • Dérouler la natte
  • Avec un couteau bien aiguisé, couper le rouleau en tronçons de 3 à 4cm

Comme les makis classiques, on les déguste en les plongeant dans de la sauce soja, accompagnés de wasabi et de gingembre mariné dans du vinaigre sucré.


Sur wikipedia : consoude

mardi 8 juillet 2008

Omelette à la consoude et à l'ail des vignes

Omelette à la consoude et à l'ail des vignesChose promise, chose due : je continue à distiller mes expérimentations de ce week-end.

Aujourd'hui, c'est la consoude. Ses feuilles râpeuses peuvent être dissuasives la première fois qu’on les voit et surtout qu’on les touche. Elles sont pourtant un bon comestible. Elles se mangent même crues. Personnellement je n’irai pas jusqu’à en faire le composant principal d’une salade, mais quelques morceaux ciselés apportent un petit gout iodé et donnent une nouvelle texture. Mais c’est définitivement cuite que je la préfère. En cherchant sur le web et dans pas mal de bouquins sur le sujet, on trouve toujours la même recette : celle des beignets. Et même si c'est la manière de préparer la consoude que je préfère, je vais faire mon original en présentant une autre manière de l'accomoder.

ConsoudeIngrédients (pour 4) :

  • 6 œufs
  • 20cl de crème liquide
  • 300g de feuilles de consoude
  • Quelques gousses d’ail des vignes (ou une seul gousse d’ail "classique")
  • Beurre
  • Sel et poivre

Préparation :

  • Ciseler finement les feuilles de consoude
  • Les tomber au beurre dans une poêle
  • Rajouter les œufs préalablement assaisonnés et battus avec la la crème et l'ail haché finement
  • Finir l’omelette en la repliant lorsque le dessus est encore baveux

Avertissement : la consoude contient des alcaloïdes toxiques pour le foie à hautes doses. Il ne faut donc pas en abuser…


Sur wikipedia : ail des vignes, consoude

dimanche 22 juin 2008

Paupiettes à la consoude et à la berce

Ce week-end a été l’occasion de découvrir de nouvelles plantes comestibles (nouvelles pour moi en tous cas). On commence par la consoude. Selon la littérature, elle peut s’utiliser en salade (les jeunes feuilles), dans les soupes (qu’elle épaissit), en chaussons, en beignets, etc. En gros, on peut tout faire avec, ce qui ne m’a pas vraiment aidé pour trouver la manière de l’accommoder. Heureusement que le web est là, et particulièrement le blog "cuisine sauvage" avec une recette de "feuilles de consoude farcies". C’est donc cette recette qui m’a servie de base pour les "paupiettes à la consoude et à la berce".

Ingrédients (pour 4) :Paupiettes à la consoude et à la berce

  • 500 g de viande de porc hachée
  • 200 g de feuilles de consoude (haut des tiges)
  • 16 grandes feuilles de consoude (pour 2 paupiettes par personne)
  • 150 g de tiges tendres de berce
  • 6 gousses d’ail
  • 50 cl de bouillon de volaille
  • Sel

Préparation :

  • Préchauffer le four à 200°C
  • Hacher les 200 g de feuilles de consoude
  • Fendre les tiges de berce en 4 et les découper en petit morceaux (1/2 cm de long)
  • Hacher l’ail
  • Mélanger la viande, les morceaux de berce, la consoude hachée et l’ail pour obtenir un mélange homogène
  • Saler seulement si la viande hachée ne l’est pas déjà
  • Diviser le mélange en 8 boulettes de tailles égales Pour chaque boulette :
  • Prendre une grande feuille de consoude
  • Y placer une boulette du mélange coté pétiole et rouler la feuille autour
  • Prendre une seconde grande feuille de consoude
  • La rouler autour de la boulette perpendiculairement à la première de manière à former un petit ballotin
  • Ficeler la paupiette
  • Répartir les ballotins dans le fond d’une cocotte pouvant aller au four (cocotte en fonte)
  • Y verser le bouillon
  • Enfourner pour 30 min
  • Finir les paupiettes en les dorant à la poêle dans un peu de beurre
  • Une fois les paupiettes retirées de la poêle, utiliser le bouillon de la cocotte pour déglacer
  • Ajouter un peu de beurre et faire réduire le tout pour obtenir une sauve onctueuse

On peut utiliser des boutons floraux de berce et ceux de la consoude comme légume d’accompagnement (3 min dans l’eau bouillante pour la berce, 1 min pour la consoude).


Sur wikipédia : berce, consoude

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...