Affichage des articles dont le libellé est armoise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est armoise. Afficher tous les articles

dimanche 5 mai 2019

Beignets de plantes sauvages (1/3)

Pour qui veut faire découvrir les plantes sauvages comestibles, les beignets, c'est le ticket gagnant à coup sûr : Tout le monde aime !

Et en plus, on peut en faire avec presque toutes les plantes comestibles, mais certaines s'en sortent mieux que d'autres. Les critères pour mieux les choisir : texture pas trop aqueuse, parfum marqué, charnues si possible.

C'est avec la version salée que je commence aujourd'hui (la version sucrée suivra dans quelques jours). Quant aux plantes, j'ai choisi celles-ci :

La grande berce ou berce sphondyle (heracleum sphondylium).
Pour les beignets, les jeunes feuilles sont les plus intéressantes, surtout lorsqu'elles sont encore non ouvertes comme sur cette photo.
A noter : Au contact de la peau, les sucs de la grande berce peuvent avoir un effet photosensibilisant mais moins intense qu'avec le panais (marques brun-rouge sur la peau) ou qu'avec la berce du Caucase (marques plus sombres et indélébiles).

L'armoise commune (artemysia vulgaris).
C'est certainement ma plante préférée pour les beignets salés. Le stade de développement idéal, celui où le parfum est le plus intéressant, c'est juste avant l'apparition des boutons floraux, lorsque la plante fait une cinquantaine de centimètres de haut. On utilise juste les sommités, soit environ les 10 derniers centimètres.
A noter : A haute dose, l'armoise peut avoir un effet abortif, les femmes enceintes devront donc s'en méfier.

La grande bardane (arctium lappa).
Les feuilles sont bien trop grandes pour être préparées en beignets. Leurs pétioles par contre peuvent être débités en segments pour être plus facilement enrobés de pâte. Mais utilisés directement, les pétioles de bardane serait à la fois trop fibreux et trop amères. Il faut donc au préalable les effiler (on casse un petit bout d'extrémité pour mettre les fils à nus et tirer dessus) et les faire blanchir 5 petites minutes dans de l'eau bouillante salée.

Épiaire des bois (stachys sylvatica).
Lorsqu'elle est fraîche, on ne peut pas vraiment dire que l'odeur de cette plante soit agréable, c'est même plutôt l'inverse. Et pourtant, en malaxant une feuille entre ses doigts, un nouveau parfum fait son apparition, un parfum de ... champignon et même plus précisément un parfum de cèpe. En beignets, les sommités de la plante (les 2 dernières paires de feuilles) prennent aussi cette saveur agréable, mais discrète.
A note : La plante est purgative et émétique si consommée à haute dose.

La pâte se fait en mélangeant 100g de fécule ou de farine de riz, 100g de farine T45, un œuf, une bonne pincée de sel et un à deux verres d'eau glacée (quantité à ajuster pour obtenir une pâte fluide mais bien nappante). Pour obtenir des beignets bien croustillants, la pâte devra être maintenue la plus froide possible (dans un bain-Marie de glaçons par exemple).
Pour leur réalisation, il suffira alors de plonger les plantes dans la pâte à beignets, de s'assurer qu'elles sont bien nappées en intégralité et finalement de les plonger dans une huile de friture à 170°C. Après trois minutes dans le bain bouillant, on les met à égoutter sur une feuille de papier absorbant pour les consommer rapidement, encore chauds et bien croustillant...

Important : Avant de les plonger dans la pâte, les plantes doivent non seulement être bien égouttés mais surtout bien séchées. Une goutte d'eau dans de l'huile bouillante, ça peut faire des dégâts !

A consommer nature ou avec une sauce composée d'un mélange de sauce soja, de vinaigre et d'huile de sésame.

dimanche 6 juillet 2008

Tartare de poissons à la bardane et à l’armoise

Après quelques expériences, j’ai enfin découvert comment préparer les boutons de bardane pour en faire des mini-artichauts...

Justement, l’artichaut accompagne très bien les poissons gras en particulier lorsqu’ils sont crus. Voici une recette qui le remplace par deux plantes dont la saveur est proche : la bardane et l’armoise. Pour l’armoise, seules les tiges crues ont le gout d’artichaut. Les feuilles ont un parfum totalement différent qu’on utilisera également.

Ingrédients (entrée pour 4) :

Tartare de poissons à la bardane et à l'armoise
  • 50g de tiges tendres de bardane (tiges terminaison des branches)
  • Une quinzaine de tiges d’armoise (les derniers 10 cm de tige, dont on aura enlevé les feuilles
  • Les feuilles de 5 têtes d’armoise
  • 20 grosses fleurs de bardane encore vertes avec 2 ou 3 cm de tige
  • 400g de poisson gras cru (saumon et daurade sont mes préférés)
  • 4 cuillères à soupe d’huile de colza
  • Sel et poivre

Préparation :

  • Cuire les tiges de bardane 10 minutes dans une première eau bouillante salée, puis 10 minutes à nouveau après avoir changé l’eau
  • Une fois cuites, les plonger dans de l’eau froide pour stopper la cuissons, les égoutter et les réserver
  • Eplucher les boutons de bardane : retirer les pointes « velcro », mais laisser l’intérieur de la fleur (blanc ou teinté violet)
  • Les ébouillanter 5 minutes puis les plonger dans de l’eau froide et les égoutter avant de les réserver
  • Découper le poisson en petits cubes
  • Hacher le plus finement possible les feuilles et les tiges d’armoise
  • Découper les tiges de bardanes en petites rondelles de 5mm de long
  • Mélanger ensemble le poisson, les boutons et les rondelles de bardane, l’armoise et l’huile de colza
  • Saler et poivrer, et éventuellement citronner (personnellement, je préfère sans)

Quelques conseils et avertissements :

  • Congeler le poisson 48 heures avant de l'utiliser pour tuer les éventuels parasites
  • L’armoise à fortes doses est toxique, elle est déconseillée aux femmes enceintes. Evitez d’en prendre tous les jours !

Sur wikipedia : armoise, bardane

dimanche 8 juin 2008

Week-end découverte avec Fred et Aaron

Hier, c'était week-end découverte pour Aaron et son papa Frédéric.

MélisseRendez-vous le matin en forêt de Verrières pour une petite promenade. Programme : les plantes commestibles dont j'ai déjà parlé dans le blog (ortie, berce, armoise, qu'on trouve à profusion en ce moment) et les quelques autres que nous trouverons sur notre chemin.
Au cours de la balade, nous sommes ainsi tombés sur du lierre terrestre, de la mélisse (photo), de l'origan et quelques aspergettes que nous n'avons pas cueillis. Avec un peu de crème fraiche, les arômes mêlés de la mélisse (parfum citronné), de l'origan (parfum proche de celui du thym) et du lierre terrestre (indescriptible) auraient pu accompagner à merveille une salade de concombre (dont nous ne disposions malheureusement pas).

Une heure plus tard, nous nous affairions en cuisine pour préparer notre repas :

  • En entrée : tiges de berce façon asperges avec leur vinaigrette.
  • En plat de résistance : Noix de Saint Jacques sautées accompagnées de tempura de berce et d'armoise.
  • En "dessert" : Cake aux orties. Ce n’est pas vraiment un dessert, mais au moins c’est un gâteau.

Papa Fred a tout mangé comme un grand, quant à Aaron : le parfum très spécial de la berce ne lui a pas beaucoup plu, que ce soit en version vapeur ou en version beignet. Par contre, tempuras d'armoise et cake aux orties ont eu sa faveur !


Sur wikipédia : armoise, asperge des bois, grande berce, lierre terrestre, mélisse officinale, origan, ortie

dimanche 1 juin 2008

Tempura d'armoise et de berce

La ballade que j'ai faite il y a deux semaines dans la vallée de Chevreuse m'a donné l'occasion de passer à côté de jeunes plants d'armoise ainsi que de berce. L'un comme l'autre sont plus que communs.

Je me suis souvenu une lecture récente que j'ai faite d'un ouvrage de François Couplan où il présentait l'armoise comme une plante dont la tige fraiche avait le gout d'artichaut (je confirme). Il disait également que les japonais la préparaient en beignets. C'est en partant de ces souvenirs que je me suis lancé dans les tempuras. Comme j'avais aussi de la berce sous la main, elle a subi le même sort.

Tempura d'armoise et de berceAttention concernant l'armoise : certaines personnes y sont allergiques (principalement aux pollens) et elle est toxique à fortes doses (foie). D'autre part, elle est prohibée aux femmes enceintes.

Ingrédients (entrée, pour 4) :

  • Un œuf
  • 100 g de farine de riz (ça marche aussi avec la farine classique)
  • 15 cl d’eau très froide
  • 8 pointes d’armoise (dernières feuilles en haut des tiges, cueillir avant que des boutons n’apparaissent)
  • 8 pointes de berces (les jeunes pousses duveteuses, éventuellement les grappes de fleurs en bouton)
  • De l’huile (tournesol ou pépins de raisins)

Préparation :

  • Mélanger farine et œuf ainsi qu’un quart de l’eau jusqu’à disparition des grumeaux
  • Rajouter le reste de l’eau tout en continuant de mélanger jusqu’à obtention d’un mélange homogène
  • Laver l’armoise et la berce à grandes eaux
  • Les sécher dans un torchon ou dans une essoreuse à salade (trop humides, les tempuras seront moins croustillants)
  • Faire chauffer l’huile dans une friteuse
  • Lorsque l’huile est suffisamment chaude pour la friture, plonger une a une les pointes dans la pâte avant des les plonger dans l’huile
  • Dès que la pâte à beignet commence à se colorer, les retirer et les placer sur une feuille de papier absorbant

Sur wikipédia : armoise - grande berce

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...