A l'origine, j'étais parti pour ne poster que 2 articles consacrés au beignets de plantes sauvages. Un premier, consacré au salé a été posté il y a maintenant quelques jours (ici). Le second devait à l'origine être destiné au sucré, mais suite à une récolte très intéressante, ce sont finalement 3 articles que je vais consacrer au beignets.
Après une telle série, j'aurai définitivement eu ma dose de friture pour le mois de mai !
Donc, aujourd'hui, on continue sur le salé, mais en changeant de plantes, en utilisant celles trouvées hier sur la côte normande ou à ses abords.
Pour la pâte, je ne change pas une recette qui marche et j'ai donc utilisé la même recette que pour l'article précédent, à savoir :
Mélanger 100g de fécule ou de farine de riz, 100g de farine T45, un œuf, une bonne pincée de sel et un à deux verres d'eau glacée (quantité à ajuster pour obtenir une pâte fluide mais bien nappante). Pour obtenir des beignets bien croustillants, la pâte devra être maintenue la plus froide possible (dans un bain-Marie de glaçons par exemple).
Pour leur réalisation, il suffira alors de plonger les plantes dans la pâte à beignets, de s'assurer qu'elles sont bien nappées en intégralité et finalement de les plonger dans une huile de friture à 170°C. Après trois minutes dans le bain bouillant, on les met à égoutter sur une feuille de papier absorbant pour les consommer rapidement, encore chauds et bien croustillant...
Et voilà ce que ça donne (pour mieux se repérer, chaque beignet est accompagné de la plante brute utilisée pour le faire) :
Ces beignets sont tous excellents, mais je dois avouer que les aulx, la bette et l'aster maritime sont mes préférés !
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dimanche 12 mai 2019
mercredi 3 juin 2015
Influence orientale
Pour une fois, c'est par une recette que le billet va commencer...
Ingrédients (pour 4) :
Maintenant, si on parlait un peu des ingrédients sauvages utilisés...
L'obione tout d'abord :
Ensuite, les décorations comestibles :
Obione sous influence orientale
Ingrédients (pour 4) :
| Avec une fleur de mauve royale et quelques-unes d'ail rose : C'est beau, c'est bon, c'est bien ! |
- 4 bonnes poignées de feuilles d'obione, débarassées des tiges ligneuses (les plus coriaces)
- 100g de pois chiches cuits
- 2 gousses d'ail
- 1 cuillère à café de poudre de cumin (ou plus si vous aimez, mais utilisé en trop grande quantité, le cumin a tendance à masquer les autres saveurs)
- 1 oignon
- Huile d'olive
- Hacher l'oignon finement
- Le faire revenir dans une poêle avec un peu d'huile d'olive
- Lorsqu'il est translucide, ajouter le cumin en poudre, les feuilles d'obione, les pois chiches et un verre d'eau
- Couvrir et laisser cuire à feu doux en remuant de temps en temps pour que la cuisson soit homogène
- Lorsque les feuilles sont bien cuites et tendre, découvrir et laisser le reste d'eau s'évaporer
- Ajouter l'ail préalablement haché et couper le feu immédiatement (l'ail ne doit pas trop cuire)
- Servir rapidement
Maintenant, si on parlait un peu des ingrédients sauvages utilisés...
L'obione tout d'abord :
Ensuite, les décorations comestibles :
jeudi 15 mai 2014
Petit tour sur les côtes de la Manche
Au bout du Cotentin alors que la houle se déchaîne...
| Phare de Goury |
... les unes après les autres, les vagues partent à l'assaut des plages.
| Baie d'Ecalgrain |
Le long du sentier littoral, les fleurs de l'ail à trois angles n'ont plus la force de résister au poids des gouttes de rosée : elles vivent leurs derniers jours.
| Ail à trois angles (allium triquetrum) Comestible |
Mais déjà l'ail rose a pris le relais.
| Ail rose (allium roseum) Comestible |
Non loin, au milieu de feuilles bleutées à l'aspect chiffonné, les nombreuses fleurs blanches du chou marin s'ouvrent.
| Chou marin (crambe maritima) Comestible, mais espèce protégée en France |
Sur le sable, chatouillé par la marée haute, le tapis de pourpier de mer commence à fleurir...
| Pourpier de mer (honckenya peploides) Comestible |
... et partout, les plumeaux du fenouil entament leur montée en ondulant sous le vent.
| Fenouil commun (foeniculum vulgare) Comestible |
Salsa di finocchio per la pasta
- 300g de "bulbes" de fenouil sauvage (beaucoup plus fins que ceux du fenouil cultivé)
- 50g de jeunes plumeaux de fenouil sauvage
- 8 à 10 tomates (type "roma") émondées
- 1 gros oignon
- 3 gousses d'ail
- 15cl de vin blanc sec
- Huile d'olive
- Sel et poivre
- Hacher l'oignon finement et le faire revenir à l'huile d'olive au fond d'un faitout
- Ajouter les bulbes de fenouil découpés en rondelles très fines (3mm environ)
- Continuer rapidement avec les tomates découpées en petits cubes et l'ail haché
- Puis arroser avec le vin
- Couvrir et laisser mijoter sur feu doux pendant 30 minutes environ
- Découvrir et continuer la cuisson sur un feu un peu plus fort (réduction)
- 30 à 45 minutes plus tard, ajouter les plumeaux hachés grossièrement
- Saler et poivrer (goûter pour ajuster la quantité)
- Cuire encore 5 minutes avant de couper le feu
- La sauce est prête pour accueillir les pâtes
| Les fleurs de l'ail rose ainsi que le jeunes plumeaux de fenouil font d'excellentes décorations comestibles. |
Note : Même si le fenouil sauvage a commencé à monter, tant que la hampe reste tendre (hauteur de la hampe jusqu'à 30 cm environ), on peut prélever les derniers segments du sommet et les utiliser comme on utiliserait un bulbe. Ce sera juste un peu plus coriace, mais avec une coupe en rondelles très fines, ça ne pose pas vraiment de problème...
lundi 13 mai 2013
Balade dans les hauteurs ardéchoises ...
... pour faire suite au billet précédent et ne pas faire de jaloux dans l'éternelle rivalité entre Drôme et Ardèche...
On commence par les bois encore frais du nord de l'Ardèche où la cardamine impatiente est en fleurs.
Dans ces mêmes bois, on aperçoit les tiges violacées des pousses de fragon, au milieu de leurs congénères des années passées.
Juste à côté, les frêles silhouettes du conopode dénudé cachent un trésor comestible insoupçonné. Et comme tout bon trésor, pour le trouver, il faut creuser !
Sortis des bois, sur les coteaux marneux bien exposés, les rosettes de la laitue vivace se déploient. Dans le nord du département, elles commencent à peine à monter.
Un peu d'ombre et de fraîcheur et c'est au tour des nombrils de Vénus d'occuper le terrain.
Un petit morceau de terre un peu plus riche et ce sont les graminées qui monopolisent l'espace...
Quoique... au milieu, une silhouette un peu plus charnue se détache : c'est un salsifis des prés encore en bouton.
Il est maintenant temps de descendre dans le sud, pour arpenter les rives de l'Ardèche. Un petit tour rapide par le village d'Audon... pas mal !
Ici aussi, on trouve de la laitue vivace, mais elle a quelques semaines d'avance sur celle du nord et forme de véritables constellations d'étoiles bleues.
Autres fleurs admirables, celles d'un ail discret qui cache bien son jeu.
Plus on descend le long de la rivière, à l'approche des fameuses gorges, et plus on voit de grandes branches aux feuilles extrêmement découpées sortir de terre. Leurs faux-airs de fenouil géant ne doit pas vous tromper, car il s'agit de férule, une plante toxique.
On ne pouvait pas parler de l'Ardèche sans parle de Vallon Pont d'Arc, mais si vous voulez l'approcher par la plage, il vous faudra sortir le porte-monnaie !
Petit à petit, nous nous rapprochons du Rhône et les gorges étroites laissent maintenant place à la garrigue.
La sarriette est encore loin d'y faire des fleurs, mais quelques belles pousses ont déjà fait leur apparition.
On finit par le roi de la garrigue, le thym ou pour se mettre aux couleurs locales, la farigoule. En ce moment, il suffit de faire quelques pas dans la garrigue pour s'enivrer de son parfum !
On commence par les bois encore frais du nord de l'Ardèche où la cardamine impatiente est en fleurs.
Dans ces mêmes bois, on aperçoit les tiges violacées des pousses de fragon, au milieu de leurs congénères des années passées.
Juste à côté, les frêles silhouettes du conopode dénudé cachent un trésor comestible insoupçonné. Et comme tout bon trésor, pour le trouver, il faut creuser !
| Conopode dénudé (conopodium majus) ou noix de terre. |
Sortis des bois, sur les coteaux marneux bien exposés, les rosettes de la laitue vivace se déploient. Dans le nord du département, elles commencent à peine à monter.
| Laitue vivace (lactuca perrenis), très polymorphe comme on peut le voir sur ces deux photos. |
Un peu d'ombre et de fraîcheur et c'est au tour des nombrils de Vénus d'occuper le terrain.
| Ombilic (umbilicus rupestris) ou nombril de Vénus. Ses feuilles gorgées d'eau sont comestibles, mais lorsque la plante monte (comme en ce moment), elles gagnent en amertume. |
Un petit morceau de terre un peu plus riche et ce sont les graminées qui monopolisent l'espace...
Quoique... au milieu, une silhouette un peu plus charnue se détache : c'est un salsifis des prés encore en bouton.
Il est maintenant temps de descendre dans le sud, pour arpenter les rives de l'Ardèche. Un petit tour rapide par le village d'Audon... pas mal !
| Audon (Ardèche) |
Ici aussi, on trouve de la laitue vivace, mais elle a quelques semaines d'avance sur celle du nord et forme de véritables constellations d'étoiles bleues.
| Fleurs de laitue vivace (lactuca perrenis). |
Autres fleurs admirables, celles d'un ail discret qui cache bien son jeu.
| Ail rose (allium roseum) |
Plus on descend le long de la rivière, à l'approche des fameuses gorges, et plus on voit de grandes branches aux feuilles extrêmement découpées sortir de terre. Leurs faux-airs de fenouil géant ne doit pas vous tromper, car il s'agit de férule, une plante toxique.
| Férule commune (ferula communis), toxique. A son apogée, la plante peut dépasser les 2 mètres. |
On ne pouvait pas parler de l'Ardèche sans parle de Vallon Pont d'Arc, mais si vous voulez l'approcher par la plage, il vous faudra sortir le porte-monnaie !
| Le pont, vu depuis la route. |
| Au fond, les malheureux touristes, bloqués par le péage : 1,5 euros pour une photo et tremper ses pieds, ça fait cher ! |
Petit à petit, nous nous rapprochons du Rhône et les gorges étroites laissent maintenant place à la garrigue.
La sarriette est encore loin d'y faire des fleurs, mais quelques belles pousses ont déjà fait leur apparition.
On finit par le roi de la garrigue, le thym ou pour se mettre aux couleurs locales, la farigoule. En ce moment, il suffit de faire quelques pas dans la garrigue pour s'enivrer de son parfum !
| Thym commun (thymus vulgaris), en plein floraison. |
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