samedi 27 février 2016
En avance
mardi 18 mars 2014
Ôoookcébon !
| L'ail des ours (allium ursinum) continue sa lente montée à la faveur du soleil. Les feuilles ont désormais une belle taille tout en restant très tendres : idéal pour la recette d'aujourd'hui ! |
Ses feuilles sont bien moins charnues que celles du poireau, mais comme elles sont encore toutes jeunes, elles sont aussi très tendres. C'est typiquement ce qu'il faut pour faire la garniture moelleuse d'une belle tarte...
Tarte à l'ail des ours façon tarte aux poireaux
Ingrédient pour une tarte de 22cm de diamètre (entrée pour 6) :
| En accompagnement : les premiers boutons d'ail des ours, des feuilles de pissenlit et des fleurs de primevère, le tout arrosé d'un filet d'huile d'olive et de vinaigre balsamique. |
- 175 à 200g de pâte brisée (mélange homogène de farine et beurre, à raison de 2 fois plus de farine que de beurre, plus quelques pincées de sel et un peu d'eau si besoin)
- 300g de feuilles d'ail des ours (avec base du pétiole si possible)
- 20cl de crème liquide
- 15g de beurre
- 10cl de vin blanc demi-sec (pinot gris alsacien par exemple)
- 5cl d'huile d'olive
- 20g de farine
- 1 oeuf
- Sel et poivre
- Débiter l'ail des ours en très fines lamelles (procéder poignées par poignées en collant les feuilles les unes contre les autres et tailler dans l'épaisseur, perpendiculairement aux fibres)
- Chauffer l'huile et le beurre au fond d'une sauteuse
- Ajouter les feuilles d'ail émincées et les faire suer à feu moyen pendant 5 bonnes minutes tout en les retournant régulièrement
- Ajouter ensuite le vin blanc, puis la crème
- Cuire à couvert pendant une dizaine de minutes
- Tamiser ensuite la farine au dessus du mélange tout en remuant (pour éviter la formation de grumeau)
- Continuer la cuisson sans cesser de mélanger
- Retirer du feu lorsque le mélange s'est bien épaissi
- Saler et poivrer
- Laisser tiédir avant d'incorporer l’œuf préalablement battu
- Abaisser la pâte et l'étaler dans un moule à tarte chemisé avec beurre et farine
- Verser la garniture à l'ail des ours
- Placer dans un four à 180°C pendant 30 minutes
- Servir chaud
De mon point de vue, cette version sauvage surpasse la version classique. Mais qu'elle soit aux poireaux ou à l'ail des ours, le secret de cette tarte, c'est le moelleux de sa garniture.
À noter : les fleurs utilisées pour agrémenter le plat qui proviennent de primevères des bois (primula elatior). Ces fleurs printanières ressemblent énormément à celles du "coucou" que tout le monde connait (primula veris). Pour les distinguer, on peut se fier à quelques différences visuelles, dont la couleur des fleurs (d'un jaune plus délavé), le diamètre de la corolle (plus grand) et le vert des feuilles (plus clair).
lundi 24 février 2014
Le temps des salades est arrivé
| Ici, les perce-neige (galanthus nivalis, non comestible) sont vraiment sortis en masse. A croire que les fortes précipitations de ce début d'année leur ont vraiment profité. |
Alors que les perce-neige déploient déjà leur fleurs, de nombreuses rosettes font elles-aussi leur apparition. Et parmi elles, beaucoup sont comestibles. Il suffit donc de savoir les repérer.
En voici quelques unes des plus communes :
Il suffit alors de prélever quelques feuilles des uns et des autres, toutes issues d'endroits soigneusement sélectionnés (quelques conseils [ici] pour bien choisir son lieu de cueillette), de bien les laver à plusieurs eaux (dont de l'eau vinaigrée), de les agrémenter de fine tranches de magret de canard séché, de petits cubes de vieux comté, d'un filet d'huile de noix et de vinaigre de cidre...
| Salade de pissenlit, primevères, oseille, lamier pourpre et ail des champs, fines tranches de magret séché et vieux comté. |
lundi 4 mars 2013
L'âme poète
Dans les prairies, sur les rivages,
Va t'en cueillir ces salades sauvages,
Que chaque hiver, la neige épargne.
| Pissenlit (taraxacum officinale) |
| Ficaire fausse renoncule (ranunculus ficaria) |
| Coucou des bois (primula eliator) |
| Lamier pourpre (lamium purpureum) |
| Salade sauvage d'hiver aux oreilles de cochon laquées. À accompagner d'une petite vinaigrette au miel. |
Note : La ficaire est légèrement toxique du fait de la présence en faibles quantités de protoanémomine (irritante) et de saponines (hémolytiques). Jeune (avant floraison), elle ne contient presque aucune de ces deux substances. À savoir : la dessiccation ou la cuisson détériorent la protoanémomine, la rendant inoffensive.
lundi 21 mars 2011
C’est reparti !
Aujourd’hui, premier jour du printemps et le temps comme les fleurs sont au rendez-vous. Mais leur beauté ne doit pas faire oublier que certaines sont dangereuses....
Jonquille (narcissus jonquilla), toxique,
Pervenche (vinca minor), non comestible,
Violette odorante (viola odorata), comestible,
Ficaire (ranunculus ficaria), comestible, mais ne pas en abuser,
Une sorte de coucou, la primevère élevée (primula elatior), comestible,
Hellébore fétide (helleborus foetidus), toxique,
Anémone sylvestre (anemone sylvestris), séchées, leur toxicité disparait, mais elles restent immangeables,
Lamier pourpre (lamium purpureum), comestible,
Cardamine hirsute (cardamine hirsuta), comestible.
Mais il n’y a pas que les fleurs… J’ai trouvé un coin visiblement débroussaillé il y a un ou deux mois, suffisant pour y voir pousser plein de belles orties toutes jeunes, tendres et charnues. Trop content, je me suis lancé dans la confection de quenelles avec des proportions hasardeuses. Résultat : un appareil trop liquide. Les belles quenelles vertes que j’avais en tête se sont transformées en galettes. Très bonnes gustativement parlant, l’aspect laisse un peu à désirer...
Galettes d’orties
(ou comment rattraper des quenelles mal parties)
Ingrédients :
- 225g d’orties
- 1 poignée d’ail des ours
- 150g de pain rassis
- 50cl de lait
- 4 œufs
- 2 cuillères à soupe de farine
- 1 cuillère à café rase de sel
- Un peu d'huile d'olive
- Quelques tours de moulin à poivre
Préparation :
- Réduire le pain rassis en petits morceaux et les faire tremper dans le lait
- Hacher les orties et l’ail des ours puis les placer dans le bol d’un tumbler
- Ajouter les œufs et lancer le tumbler
- Continuer avec le pain imbibé, finir avec la farine
- Saler, poivrer, couvrir et mettre au frais pendant deux heures
- Juste avant le service, chauffer un fond d’huile dans une grande poêle
- Y constituer des petites galettes (1 cuillère à soupe pour chacune) avec l’appareil aux orties (la surface de celui-ci se sera oxydée, mais il suffit de mélanger un peu pour revenir à un beau vert)
- Les faire dorer sur les deux faces (attention au moment de les retourner, les galettes restent fragiles)
Pour la déco, j’ai utilisé quelques fleurs de ficaire et de coucou et accompagné d’un fromage blanc battu à l’ail des ours.
jeudi 2 avril 2009
Polychromie printanière, volume 2
Pour ce second volume des polychromies printanières, ce sera une salade. Celle-ci est issue des sous-bois de la Drôme des collines dans lesquels primevères, pulmonaire et pissenlits poussent à foison (amusant, tous trois commencent pas la lettre « p »). Voici donc les trois ingrédients principaux de cette nouvelle salade que nous avons dégustée ce week-end.
Les feuilles de primevères sont assez méconnues comme élément de salades sauvage.Leur saveur très marquée, légèrement piquante ne permet pas de les utiliser seules. Dans une salade composée, elles apportent de la fraicheur et un peu de craquant. Et puis il y a les fleurs, au gout légèrement sucré. Autour de Valence, c’est essentiellement de la primevère acaule (ou encore commune) qu’on trouve. Ailleurs, ça peut aussi être les fameux coucous qu’on peut consommer de la même manière. Attention, certaines espèces rares de primevères sont protégées.
La pulmonaire est très intéressante pour les salades. C’est une cousine de la bourrache dont elle partage le caractère velu. C’est aussi une cousine de la consoude dont elle partage le même style de fleurs tubulaires. Ses feuilles mucilagineuses, velues et ponctuées de taches blanches apportent une texture très particulière aux salades. Ses fleurs dont la couleur va du rose au bleu en passant par toutes les nuances intermédiaires décorent agréablement les plats.
Les pissenlits, vous les connaissez déjà si vous lisez ce blog. Plus avancés qu’en région parisienne, ils ont pris de l’amertume et ont un peu durci. Ils restent pourtant un élément incontournable d’une salade sauvage.

Pour compléter, nous avons aussi cueilli quelques jeunes feuilles de berce et de lampsane. Etonnamment, bien qu’ayant des rosettes particulièrement développées, cette dernière ne présentait aucune amertume.
Pour la préparation, rien de plus simple :
- Laver toutes les plantes triées plusieurs fois à l’eau vinaigrée
- Découper les plus grandes feuilles de pissenlit et de primevère en petit morceaux (leur goût étant plus marqué, ça évite les surprises en bouche)
- Assaisonner avec une vinaigrette, un peu d'ail très finement haché ou mieux, de la "ciboulette" sauvage (ail des champs).