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jeudi 8 janvier 2009

Sous la neige

Non ce blog n'est pas mort ! Sous la neige depuis maintenant quelques jours, je suis contraint de vivre sur mes réserves (sauvages). J'aurais été un caribou, je me serais simplement contenté d'écorces, mais je n’ai ni leur dentition, ni leur système digestif. Alors en ce moment, je profite en infusion des plantes récoltées et séchées cet été.

Ca faisait plusieurs mois qu’elles attendaient dans leur bocal, j'ai enfin pu tester les fleurs de tanaisie ! Un goût camphré qui rappelle celui de l’achillée millefeuille en beaucoup plus puissant ... trop puissant, que j’ai tenté d’adoucir avec un peu de miel et de tempérer en le mêlant à celui d'autres plantes.

Tanaisie

Après plusieurs essais, j'ai trouvé mon bonheur avec un peu de thym, de serpolet et une généreuse cuillère du miel que je viens de ramener de Drôme (merci Dédé). Mais la saveur très spéciale de la plante peut ne pas plaire à tout le monde !

Attention : comme avec l'armoise, la consommation est fortement déconseillée au femmes enceintes et dans tous les cas, la modération est de mise. La thujone, subtance commune aux deux plantes, est toxique à haute dose.

3 Commentaires:

Gracianne a dit…

Comme toujours, un peu de prudence s'impose. C'est bien de pouvoir profite de l'experience des autres quand on part a la decouverte des plantes sauvages.
J'ai justement une amie qui a cette experience. Je sens qu'elle va adorer ton blog.

Bonne annee a toi aussi.

colibri a dit…

En saison, j'avais essayé les feuilles fraîches en pesto. J'ai trouvé bon, mais c'est vrai que le goût de la tanaisie est très fort, il faut aimer. En infusion, j'ai essayé les fleurs avec du thé de ceylan... Il paraît que les anglais de l'époque élisabhétaine parfumait leur omelette avec la tanaisie (lu dans je ne sais plus quelle littérature sur les plantes sauvages)...

cardamine a dit…

oui, prudence avec la tanaisie, assez toxique pour dégoûter les insectes parasites que l'on peut ainsi faire fuir avec son odeur...
Mais j'ai connu un vieux musicien qui confectionnait avec elle une excellente liqueur qu'il appelait son "absinthe".
Je te fais confiance, Nicolas, pour retrouver le secret d'une telle recette...
Merci surtout pour cette passion des plantes sauvages que je partage, et pour toutes ces recettes inventives qui me "rient dans le ventre", selon une ancienne expression imagée locale que je n'entends plus...

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Remarque importante concernant l'identification des plantes : C'est volontairement que je ne donne pas d’indications précises permettant leur identification. Je vous invite à vous plonger dans la littérature spécialisée (les ouvrages listés au bas du bandeau de droite par exemple) et à demander conseil auprès d'un spécialiste (pharmacien, herboriste). En cas de doute, mieux vaut ne pas cueillir plutôt que prendre le risque d’une grave intoxication.