lundi 11 juin 2012

La bardane, c'est tout bon !

La bardane est une plante intéressante à de nombreux points de vue.

Tout d'abord, elle dispose de propriétés médicinales et même cosmétiques, dont la plupart proviennent de ses racines, également comestibles. Elles sont assez difficiles à dénicher, non que la plante soit rare, bien au contraire, mais comme avec beaucoup de plantes bisannuelles, sa première année de croissance aérienne est très discrète. Au cours de cette période, elle en profite pour emmagasiner un maximum de réserves dans ses racines. Ce n'est qu'au printemps de sa seconde année qu'elle finit par monter et être bien visible, tout particulièrement avec ses immenses feuilles. Elle puise alors dans ses réserves souterraines, les rendant ligneuses, coriaces... et tout simplement inexploitables.

Ensuite, elle est l'origine d'une invention aussi remarquable que le velcro, imitant les crochets de ses fleurs que nous connaissons tous, ou presque. Qui n'a pas déjà eu l'occasion d'en retrouver quelques-unes accrochées à nos vêtements après avoir marché à travers champs en plein été. La fleur, tout au moins son cœur est elle aussi comestible. Pourtant, je n'ai tenté que très rarement d'en préparer : l'élimination des crochets est en effet tellement fastidieuse qu'elle ne donne pas envie de recommencer.

Mais les racines et les fleurs sont loin d'être les seules sources de nourriture et d'autres parties sont beaucoup plus productives. Le vert des feuilles par exemple, grâce à leur taille, fourni très rapidement de la matière. Mais il faudra tout d'abord les cuire dans deux eaux afin d'en évacuer l'amertume. Malgré ce traiement de choc, et comme avec toutes les autres parties de la plante, on retrouve une saveur familière : celle des artichauts.

Soutenant les feuilles, il y a aussi les pétioles. Jusqu'à maintenant, c'était la partie que j'avais l'habitude d'utiliser. Là encore, la préparation est assez longue, particulièrement lorsqu'il s'agit de retirer les fils qu'il contiennent.

C'est finalement il y a quelques jours que j'ai découvert la partie que me parait désormais la plus intéressante de la bardane : le cœur des jeunes tiges. Tout d'abord, il peut se déguster tel quel, car contrairement au reste de la plante, il n'a pratiquement aucune amertume. Protégé par une peau très fibreuse qu'il faut d'abord retirer, il ne risque pas d'être souillé avant son épluchage et peut donc même être dégusté sur place. Croquant, légèrement sucré, il est aussi très intéressants pour une utilisation en sautés, une cuisson à l'eau de transformerai très rapidement en purée...

Sauté de cœurs de bardane et tomates cerise

Ingrédients (pour 4) :

  • 600g de cœurs de bardane (pelés, lavés)
  • 250g de tomates cerise
  • 1 oignon blanc
  • Quelques pincées de feuilles de thym
  • Huile d'olive
  • Fleur de sel

Préparation :

  • Verser trois bonnes cuillères à soupe d'huile d'olive dans une poêle bien chaude
  • Y faire revenir l'oignon préalablement émincé
  • Ajouter les cœurs de bardane débités en segments de deux ou trois centimètres
  • Ajouter également le thym
  • Continuer la cuisson quelques minutes toujours à feu vif, puis rajouter les tomates coupées en deux
  • Retirer du feu lorsque les tomates ont commencé à se ramollir et se flétrir
  • Saupoudrer de fleur de sel avant de servir

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