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mardi 9 février 2010

Balbutiements

Qu’il est bien difficile d’attendre les beaux jours ! On en entrevoit pourtant les premiers balbutiements. Comme tous les ans, ce sont les salades qui ouvrent le bal.

La stellaire intermédiaire, dont on peut trouver les petites feuilles tendres quasiment toute l'année. Je lui préfère son nom "mouron des oiseaux" qui est un peu plus imagé. Avant que les fleurs n'apparaissent, on peut le confondre avec le mouron rouge (toxique). Un truc pour les distinguer : les poils qu'on trouve d'un seul côté de chaque segment de tige de la stellaire intermédiaire.
 

Le très classique pissenlit qui commence à pointer. Les rosettes ne sont pas encore très volumineuses, mais les feuilles en sont d'autant plus tendres.
 

La petite oseille dont les feuilles sont décorées de petites oreillettes très caractéristiques. Elles ne sont pas bien grosses mais il en faut très peu pour donner une petite touche acidulée fort sympathique.
 

La très commune lampsane. Ce n'est pas la meilleure des salades sauvages, mais jeune, elle mérite sa place dans un mesclun.
 

Même si je ne l'imagine pas composer une salade à lui tout seul, l'épilobe (que je viens de tester pour la première fois) a lui aussi sa place. Tant qu'il n'est pas trop avancé, on pourrait presque le confondre avec la doucette. Il suffit de le toucher pour éprouver la texture cassante des jeunes feuilles et se rendre compte de la méprise. En regardant de plus près, on remarque la base massive ainsi que de petites dents tout autour des feuilles.
 

La doucette justement, version sauvage de la mâche qu'on trouve en ce moment sur les étals, et probablement une des meilleures salades qu'on puisse trouver en pleine nature.
 

Lavage soigneux à l'eau vinaigrée, quelques zestes d'orange et de citron vert blanchis puis découpés en julienne, une réduction de vinaigre balsamique, un filet d'huile de colza, et voilà le résultat ...

dimanche 5 juillet 2009

Simplement délicieux

Le risotto est vraiment un plat intéressant. Sur la base du riz et de sa cuisson, les variations sur le thème sont infinies. Aujourd’hui, c’est le chénopode blanc qui a gagné le droit de participer au jeu. Mais ça aurait pu tout aussi bien être un autre de ses cousins parmi les épinards sauvages, des orties ou encore du plantain.

Chénopode blanc, chou gras, ansérine ou patte d'oie

Je suis bien certain que ma manière de le préparer ne satisfera pas les puristes du risotto, mais c’est toujours comme ça quand je suis devant mes casseroles : impossible de suivre une recette à la lettre ! C’est bien embêtant quand il faut les retranscrire car il m’arrive d’oublier de petits détails. Quand on a les doigts gras, pleins de farine ou de sucre (je vous rassure, ni farine ni sucre dans ce risotto. Même si je ne suis pas un puriste, il y a des limites !), difficile de tout écrire en « live ».

Risotto au chénopode blanc

Ingrédients (pour 4) :

  • 150g de feuilles de chénopode blanc
  • 200g de riz (type arborio)
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 40g de beurre
  • 60g de parmesan râpé
  • 125cl de bouillon de volaille (à ajuster selon la variété du riz)
  • 20cl d’eau très froide
  • Risotto au chénopode blanc décoré avec quelques fleurs d'épilobe à grandes fleurs

Préparation :

  • Chauffer 3 cuillères à soupe d’huile d’olive dans un wok (c’est une forme idéale pour préparer le risotto)
  • Ajouter 20g de beurre et lorsqu’il est bien mousseux, ajouter l’oignon préalablement haché
  • Faire revenir 2 minutes en veillant à ce que l’oignon ne se colore pas
  • Ajouter le riz (non lavé)
  • Le cuire pendant plusieurs minutes en s'assurant de bien le napper, et en évitant toujours la coloration
  • Les grains du riz doivent être translucides
  • Verser l’eau sur le riz et veillant à le remuer pour qu’il boive de manière homogène
  • Lorsque l’eau est bue, rajouter le bouillon louche par louche en attendant bien que la louche précédente ait été bue par le riz, et en remuant toujours régulièrement
  • Lorsque la moitié du bouillon a été utilisée et juste avant la prochaine louche, ajouter le chénopode préalablement haché ainsi que l’ail (pressé), et la moitié du parmesan râpé
  • Continuer comme avant jusqu’à l’avant dernière louche
  • Incorporer ensuite le reste du beurre et finir avec le bouillon
  • Attention de ne pas trop le dessécher, le risotto doit être crémeux tout en gardant ses grains « al dente »
  • Saupoudrer avec le reste du parmesan râpé juste avant de servir

Dommage que je n’ai pas ramassé plus de chénopode, j’en aurais bien fait encore un peu !

Petit détail : les fleurs utilisées pour la décoration, c'est de l'épilobe à grandes fleurs, comestible lui aussi.

Epilobe à grandes fleurs, épilobe hirsute
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