Ils sont encore loins les beaux jours, mais les provisions accumulées l’année dernière sont encore nombreuses. A ce rythme là, j’en aurai encore beaucoup dans deux mois alors plutôt que de partir sous la pluie gelée à la recherche de rosettes de mâche, pissenlits, lampsane et autres salades sauvages d'hiver, j'ai pour une fois préfèré piocher dans mes réserves.
Aujourd’hui, c’était une boite de petits gris ou tricholomes terreux (tricholoma terreum ou tricholoma myomyces). Je les avais juste cuits avec un peu de matière grasse (beurre et huile d’olive) avant de les placer au congélateur. A la décongélation, ils ont rendu toute l’eau que j’avais réussi à préserver en les saisissant. Avec la recette qui suit, ce n’est pourtant pas bien grave. Au contraire, ce jus parfumé permet même de diffuser la saveur des champignons dans les pâtes. C'est un plat tout simple, mais qui avec les bons ingrédients, devient un régal !
Mafalda corta con morette(*)
Ingrédients (pour 4) :
- 400g de pâtes
- 400g de petits gris cuits congelés (ou 500g de petits champignons frais juste saisis)
- 150g de tiges de ciboule
- 2 cuillères à soupe de sauce soja
- Parmesan
- Huile d’olive
- Sel et poivre
Préparation :
- Laver puis découper la ciboule en tronçons de quelques centimètres
- Les faire légèrement colorer à la poêle dans un peu d’huile d’olive puis réserver
- Lancer la cuisson des pâtes dans une bonne quantité d’eau bouillante salée dans laquelle vous aurez versé la sauce soja (je l’utilise en ersatz de bouillon)
- Pendant ce temps, placer les champignons dans une poêle chaude
- Lorsque les pâtes sont « al dente », les égoutter et les ajouter dans la poêle (le liquide rendu par les champignons doit avoir réduit mais être encore présent)
- Mélanger jusqu’à disparition du liquide
- Retirer du feu, ajouter les brins de ciboule et réctifier l'assaisonnement
- Servir en parsemant de quelques copeaux de parmesan
(*) : La forme ondulée et courte des mafalda corta permet un mélange homogène avec les petits gris dont la taille est proche. Quant à "morette", c'est le nom commun que les Italiens donnent aux tricholomes terreux.





