Nous commençons tout d'abord en longeant le lit d'un torrent de montagne asséché (la plupart du temps). Avec les pluies récentes, un petit filet d'eau coule au fond, et visiblement, sur les rives, cette humidité a bien profité à de nombreuses lianes de tamier.
| Ces pousses de tamier (tamus communis, syn. dioscorea communis) sont tellement gorgées d'eau qu'elles tiennent presque toutes seules, se soutenant mutuellement. |
Plus haut, nos pas nous amènent au milieu des graminées où des groupes d'orchis balisent les bords du chemin. Avec leurs couleurs plus ternes, les nombreux ophrys qui les côtoient passent presque inaperçus.
Enfin nous atteignons le niveau des marnes. Ici, les plants de thym sont pléthores. Leurs fleurs commencent à peine à s'ouvrir et bientôt, le vert terne de ces nombreuses touffes virera au rose lumineux, surtout lorsque le soleil se décidera à se montrer !
| Thym commun ou farigoule (thymus vulgaris). A peine ouvertes, les fleurs attirent immédiatement les abeilles et à les sentir, on comprend pourquoi ! |
En attendant, c'est plutôt le bleu ciel qui domine, celui des aphyllantes.
Bientôt, il sera aussi remplacé par celui des fleurs de la laitue vivace, mais pour l'instant, elles n'ont même pas commencé à monter.
Plus tard encore viendront les fleurs blanches du laser odorant. Pour l'heure, il sort tout juste de terre.
| Laser de France ou laser odorant (laserpitium gallicum). Les jeunes feuilles encore fripées de cette apiacée sont très aromatiques et peuvent remplacer le persil dans tous ses usages culinaires. |
Après une balade comme celle-ci, c'est inutile de me demander pourquoi je l'aime, mon pays natal !
| Quelque part à mi-chemin entre Crest et Die (Drôme) |